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Me.23 - Fracture-avulsion (ou arrachement) de l’épine iliaque antéro-supérieure : à propos d’un cas
I Bendeddouche (1); A Nys (1); B Briquel Jean Luc (1); N Hajjaj-Hassouni (2); S Poiraudeau (1); - (1) Paris - France; (2) CHU Rabat Sale - Maroc;
22ème Congrès
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Résumé
Introduction

Les fractures-avulsions de l'épine iliaque antéro-supérieure sont rares. Elles surviennent le plus souvent chez des adolescents au cours d'activités sportives. Les formes chez l'adulte sont exceptionnelles. Nous rapportons le cas d'une fracture-avulsion de l'épine iliaque antéro-supérieure chez un jeune adulte de 23 ans.

Cas Clinique

M. R.H. Âgé de 23 ans, sans antécédents pathologiques particuliers hormis une inégalité de longueur des membres inférieurs, a consulté pour des douleurs inguinales gauches intermittentes récentes. Ces douleurs s'étaient exacerbées huit jours auparavant après un tir lors d'un match de football, sans entraîner d'impotence fonctionnelle. Elles étaient d'allure mécanique, déclenchées aux mouvements et soulagées par le repos. L'examen clinique retrouvait une hanche gauche non limitée douloureuse à la mobilisation en extension ainsi qu'une inégalité de longueur des membres inférieurs de 18 mm. La radiographie standard du bassin a montré une fracture-avulsion de l'épine iliaque antéro-supérieure gauche. La tomodensitométrie a confirmé la fracture-avulsionet a objectivé une désinsertion du muscle sartorius ainsi qu'une image plus dense siégeant au niveau de l'épine iliaque antéro-supérieure gauche et remontant le long de la corticale interne de l'aile iliaque gauche, évoquant un hématome ancien calcifié. Le patient a été traité orthopédiquement par du repos et mise en décharge du membre inférieur gauche, avec amélioration de la symptomatologie.

Discussion

Les fractures-avulsions de l'épine iliaque antéro-supérieure surviennent le plus souvent chez les adolescents, surtout des garçons au cours d'activités sportives (sports de course, de frappe ou de saut… ). Le mécanisme habituel est souvent indirect par traction musculaire sur un squelette immature lors d'activités sportives intenses. Il est rarement direct secondaire à un choc. Parfois enfin, il est consécutif à des microtraumatismes répétés lors des entraînements. Ces fractures s'accompagnent le plus souvent d'une désinsertion du sartorius ou parfois du fascia lata.La radiographie standard du bassin permet généralement d'affirmer le diagnostic. Une tomodensitométrie peut être nécessaire pour préciser le déplacement s'il existe. Le traitement est généralement orthopédique, rarement chirurgical avec des résultats satisfaisants.

Conclusion

Les fractures-avulsions de l'épine iliaque antéro-supérieure doivent être évoquées en cas de douleurs inguinales chez l'adolescent mais aussi chez l'adulte jeune pratiquant une activité sportive.

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