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Ma.138 - Apparition d’une maladie de Crohn au cours d’une spondylarthropathie traitée par agent anti-TNFα : 2 cas
E Toussirot (1); M Bossert (1); E Bertolini (1); D Wendling (1); - (1) Besançon - France;
22ème Congrès
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Résumé
Introduction

Les agents anti TNFasont susceptibles d'induire des effets paradoxaux lors du traitement des rhumatismes inflammatoires comme la polyarthrite rhumatoïde ou les spondylarthropathies (SpA) : psoriasis, uvéite, nodules rhumatoïdes pulmonaires, pathologies granulomateuses aseptiques diverses dont des sarcoïdoses.
Des cas de maladie de Crohn ont également été signalés. Nous rapportons 2 cas supplémentaires :

Observation

Observation 1 :
Mr Q., 59 ans, présente une spondylarthrite ankylosante (SA) axiale HLA-B27 (-) depuis 10 ans, sans atteinte extra articulaire. Il a reçu AINS, sulfasalazine, puis méthotrexate, sans résultat. Un traitement par infliximab 5 mg/kg est débuté en 2004.En 2007, il signale un amaigrissement de 8 kg, des douleurs abdominales et une diarrhée. La coloscopie ne révèle pas d'anomalies macroscopiques, mais les biopsies sont en faveur d'une maladie de Crohn. Il est ensuite traité par adalimumab 40 mg/14j, permettant d'obtenir une résolution de l'atteinte digestive et un contrôle partiel des signes axiaux.
Observation 2 :
Mr F., 17 ans, est atteint d'une SpA juvénile HLA-B27 (+) à forme périphérique depuis l'âge de 5 ans. Les traitements conventionnels (sulfasalazine, methotrexate, corticothérapie par voie générale) devenant insuffisants, il est traité par étanercept 50 mg/sem à partir de 2007. 18 mois plus tard, il développe une fissure anale, une aphtose buccale, des douleurs abdominales avec diarrhée sanglante. La coloscopie montre une iléocolite ulcérée et les biopsies sont en faveur d'une maladie de Crohn. L'étanercept est stoppé, l'adalimumab introduit avec un effet favorable sur les atteintes digestives et articulaires.

Discussion

De rares cas de maladie de Crohn ont été rapportés chez des patients atteints de SA ou SpA et traités par agent anti TNFa. La littérature signale 6 cas, tous traités par étanercept. L'arrêt de l'étanercept et son remplacement par un anticorps monoclonal permettent une amélioration de la symptomatologie digestive et un contrôle parallèle des symptômes articulaires. Ces cas sont à rapprocher :
- des données des essais cliniques des agents anti TNFadans la SA qui signalent des poussées de Crohn au cours du traitement anti-TNFaet notamment avec l'étanercept.
- des diverses affections granulomateuses aseptiques observées sous anti TNFa.
Ces maladies de Crohn induites sont principalement observées sous etanercept, bien que l'un de nos 2 cas ait été déclenché par l'administration d'infliximab.

Conclusion

Une étude nationale colligeant les cas semblables serait intéressante pour préciser les grandes caractéristiques de ces Crohn induits par les anti TNFa.

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