Poster électronique

Ma.03 - Etude d’association entre les polymorphismes du gène de l’IL17-B et les spondylarthrites
A Leboime (1); B Izac (1); E Zinovieva (1); JG Cormier (1); HJ Garchon (1); G Chiocchia (1); M Breban (2); - (1) Paris - France; (2) Boulogne-Billancourt - France;
21ème Congrès
Poster
3
1 votes.
Vu 64 fois.
Résumé
Introduction

Les spondylarthrites (SpA) constituent le 2ème rhumatisme inflammatoire chronique le plus fréquent après la polyarthrite rhumatoïde. Elles se caractérisent par une atteinte articulaire (axiale et périphérique) diversement associée à des atteintes extra-articulaires cutanées, intestinales, oculaires et génito-urinaires. Il existe une prédisposition génétique aux SpA, avec un facteur génétique majeur identifié il ya 35 ans, l'allèle HLA-B27, appartenant aux gènes du complexe d'histocompatibilité de classe I. Dans la population caucasienne environ 80% des patients portent l'allèle HLA-B27. Cependant, seuls 3 à 5% des porteurs du HLA-B27 développent une SpA. De plus, on observe un taux de concordance en excès chez les jumeaux monozygotes en comparaison aux jumeaux dizygotes, persistant après ajustement pour la présence de l'allèle B27. La part attribuable au HLA-B27 est ainsi évaluée au maximum à 40% du déterminisme génétique global. Il en résulte donc que d'autres facteurs génétiques se doivent d'être impliqués dans la prédisposition aux SpA.
Le gène codant pour l'interleukine 17-B, est un bon gène candidat positionnel et fonctionnel. En effet, il code pour une cytokine pro-inflammatoire et se situe dans une région liée à la forme humaine mais aussi à un modèle expérimental murin de SpA. Les objectifs de cette étude ont été de caractériser la variabilité de séquence du gène codant pour l'IL17-B et de rechercher les différents variants existant dans cette région. Enfin, nous avons recherché une éventuelle association entre ces polymorphismes du gène IL17B et les SpA.

Matériels et Méthodes

Une première étape de re-séquençage direct des trois exons, des jonctions intron-exon et des régions 3' et 5' UTR a été réalisée sur un échantillon de 15 patients et 15 témoins afin de caractériser la variabilité des séquences de l'IL17B. L'ensemble des patients sélectionnés sont atteints d'une SpA selon les critères d'Amor et/ou selon la classification de l'ESSG. Nous avons ensuite procédé à une étude d'association d'un des polymorphismes identifiés dans une population de 95 patients et de 96 témoins indépendants supplémentaires. Une analyse statistique des résultats a enfin été réalisée avec le logiciel PLINK®.

Résultats

Sept SNPs (Single Nucleotid Polymorphism, ou variation d'un seul nucléotide) ont été identifiés dans la région d'intérêt ; cinq d'entres eux étaient répertoriés dans les bases de données publiques. Nous avons débuté l'étude d'association par le SNP rs353271 identifié comme étant un des trois tag-SNP (c'est-à-dire un SNP dont le génotypage permet d'extraire l'information sur la variabilité de l'ensemble de la région) dans la région étudiée. Ce SNP était réparti inégalement entre patients et témoins dans l'échantillon de départ. L'odds ratio final pour ce SNP était de 1,1 (P value = 0,68).

Conclusion

Aucune association n'a pu être montrée entre le SNP rs353271 et les SpA. L'analyse des autres SNP, et notamment des tag-SNPs de la région, reste nécessaire pour compléter l'étude d'une éventuelle association entre le gène de l'IL17-B et les SpA.

remonter
54
Le poster a été trop consulté dans un laps de temps très court.
Fermer
Recherche
Par mot-clé : cliquez ici…
Congrès

Référence / Texte libre

Auteur

Réalisé par CYIM