Poster électronique

Ma.93 - Rituximab et risque néoplasique dans la polyarthrite rhumatoïde : à partir d’une cohorte montpelliéraine
S Slimani (1); C Lukas (1); B Combe (1); J Morel (1); - (1) Montpellier - France;
22ème Congrès
Poster
3
2 votes.
Vu 59 fois.
Résumé
Objectif

Il existe actuellement peu de données traitant de la tolérance du rituximab (RTX) dans la polyarthrite rhumatoïde (PR) du point de vue néoplasique. Notre but est de décrire la survenue et le devenir de cancers chez des patients atteints de PR, traités par rituximab, avec ou sans antécédent néoplasique.

Matériels et Méthodes

Analyse des données de tolérance de patients atteints de polyarthrite rhumatoïde avec un antécédent de cancer ou un cancer de novo, sur une cohorte de patients traités par une perfusion ou plus de rituximab entre décembre 2003 et novembre 2008.

Résultats

Cent-quatre-vingt patients atteints de PR ont été inclus, 33 (17.7%) étaient de sexe masculin, âge moyen 55.5 ans (20-81), durée moyenne d'évolution 14.6 ans (0.5-57.5). Le DAS 28 moyen était de 5.54 (± 1.23) au début du traitement et 80.1% avaient une réponse EULAR. La durée moyenne de suivi était de 22.3 mois (1-76.7), correspondant à une exposition totale de 346 patients - années, avec 105 patients (56.4%) recevant 2 cycles ou plus. Parmi les 186 patients, 24 (12.9%) avaient un antécédent de cancer. L'intervalle moyen entre le diagnostic du cancer et la première perfusion de rituximab était de 99 mois (± 97). 11/24 patients (45.8%) ont reçu le rituximab dans les 5 ans suivant le diagnostic du cancer. Deux patients l'on reçu dans l'année suivant le diagnostic. Durant la période de suivi, 7 cancers ont été diagnostiqués, dont 5 de novo (2 néoplasies de la prostate, un cancer du sein, un cancer du colon, un cancer du col de l'utérus, survenus entre 4 et 54 mois après le début du rituximab), une récidive d'un cancer du sein (4 mois après l'introduction du rituximab) et un lymphome de MALT qui a été traité par rituximab sans réponse clinique. Trois patients sont décédés suite à leur cancer. L'incidence globale des cancers était de 2.02/100 patients - années (IC95% : 0.53 - 3.50), ce qui est comparable aux observations précédentes dans des cohortes recevant des DMARDs (1.34/100 patients - année dans le registre danois et 1.05/100 pour les cancers solides dans la cohorte ARTIS). Aucune hémopathie maligne n'a été diagnostiquée de novo, et les 6 lymphomes considérés en rémission à l'initiation du rituximab le sont restés pendant toute la durée du suivi.

Conclusion

Dans cette cohorte de « la vraie vie », et malgré les biais de sélection (12.9% d'antécédent de cancer dans notre population de patients traités par rituximab), l'incidence sous rituximab de nouveaux cancers de même que la récidive de cancers précédents cette biothérapie, qu'il s'agisse de cancers solides ou d'hémopathies malignes, semble comparable à celle des cohortes sous DMARDs.

remonter
58
Le poster a été trop consulté dans un laps de temps très court.
Fermer
Recherche
Par mot-clé : cliquez ici…
Congrès

Référence / Texte libre

Auteur

Réalisé par CYIM