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Ma.94 - Suivi à 7 ans de patients présentant une polyarthrite rhumatoïde réfractaire aux DMARDs et traités par infliximab: maintien thérapeutique à long terme
P Durez (1); B Vander Cruyssen (2); R Westhovens (3); F de Keyser (2); - (1) Bruxelles - Belgique; (2) Ghent - Belgique; (3) Leuven - Belgique;
22ème Congrès
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Résumé
Introduction

Cette étude est basée sur les résultats d'un programme Belge d'accès aux anti-TNF dans lequel les patients souffrant de polyarthrite rhumatoïde (PR) réfractaire et érosive ont été traités par infliximab en combinaison avec du méthotrexate. Les objectifs de cette étude étaient d'évaluer le taux d'adhérence au traitement ainsi que son efficacité clinique sur une période 7 ans. Les résultats à quatre ans ont été publiés.

Patients et Méthodes

Entre 2000 et 2001, 511 patients avec une PR sévère, érosive et très active ont été inclus. La durée moyenne de maladie chez ces patients était de 10 ans, ils étaient en échec thérapeutique après une moyenne de 3,9 DMARDs, méthotrexate inclus. Les patients ont été traités avec l'infliximab à la dose de 3 mg/kg aux semaines 0, 2, 6 puis toutes les huit semaines (possibilité d'ajouter un flacon supplémentaire de 100 mg). Après 7 ans, en plus des examens de routine, il a été demandé aux rhumatologues de compléter un questionnaire spécifiquement élaboré pour cette étude afin d'évaluer la thérapie actuelle, le niveau d'activité de la maladie (DAS28), l'handicap fonctionnel (HAQ) et de documenter les raisons d'arrêt du traitement.

Résultats

Après 7 ans, les données de 441 (86%) patients ont été analysées : 4 patients n'ont pas débuté leur traitement, 17 sont décédés et 49 ont été perdus de vue. Parmi ces patients, 160 patients étaient toujours sous infliximab. Les raisons principales d'arrêt du traitement étaient : inefficacité (n = 104), effets indésirables (n = 107) et changement de traitement (n = 70). La moitié des arrêts de traitement liés à des effets indésirables s'est produite au cours des deux premières années de traitement. Par contre le taux de sortie d'étude lié à la perte d'efficacité était constant au cours des 7 ans à environ 5% par an. Les arrêts du traitement pour changement thérapeutique se sont produits principalement au moment de la mise sur le marché des antagonistes du TNF administrables par voie sous-cutanée. Chez les patients toujours sous infliximab, la moyenne du DAS28-VS a diminué de 5,7 (SE = 0,1) à 3,0 (SE = 0,12) entre l'inclusion et la quatrième année, et est restée basse jusqu'à la septième année. Le HAQ moyen était 1,07 (SE = 0,06) à 7 ans. 60,9% patients avaient un niveau d'activité faible (DAS28<3,2) et 45,5% étaient en rémission clinique (DAS28<2,6).

Conclusion

Cette étude a permis de suivre pendant 7 ans une cohorte de 511 patients atteints de PR réfractaire aux DMARDs et traités par infliximab en association avec le méthotrexate. Après 7 ans, le bénéfice clinique de l'infliximab (valeur basse de DAS28 et du HAQ) est maintenu chez les patients qui ont poursuivi le traitement. Le traitement par infliximab au long cours est bien toléré, la plupart des effets indésirables sont survenus au cours des deux premières années et sont similaires à ceux décrits dans la littérature.

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