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Ma.141 - Maintien thérapeutique et tolérance de l'infliximab dans la spondylarthrite ankylosante. Étude rétrospective à propos de 129 patients
A Sudre (1); C Lukas (1); B Combe (1); J Morel (1); - (1) Montpellier - France;
22ème Congrès
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Résumé
Introduction

L'utilisation des anti-TNFα a révolutionné la prise en charge de la Spondylarthrite Ankylosante (SA). L'infliximab est le premier anti-TNFα a avoir été utilisé et donc celui sur lequel nous disposons le plus de recul. L'objectif de notre étude était d'évaluer le maintien thérapeutique et la tolérance de l'infliximab dans une cohorte non sélectionnée de patients atteints de Spondylarthrite Ankylosante.

Patients et Méthodes

129 patients, porteurs d'une SA répondant aux critères de New York modifiés et ayant reçu au moins une perfusion d'infliximab, entre 2000 et 2008, dans le service d'Immuno-Rhumatologie du CHU de Montpellier, ont été inclus. Le maintien thérapeutique a été évalué par la durée du traitement. Les événements indésirables, motifs d'arrêt et posologie de l'infliximab ont été recueillis.

Résultats

La durée moyenne de suivi était de 44,4+/-3,4 mois. Le maintien thérapeutique est de 75% à 1 an, 50% à 3 ans et 34% à 5 ans. Il est meilleur chez les patients présentant une VS initiale supérieure à 28 mm à la 1ère heure. L'EVA douleur est plus élevée chez les patients interrompant le traitement pour inefficacité primaire (29 versus 19, p = 0,045). La posologie initiale était de 3 ou 5 mg/kg dans 65,9% et 32,6% des cas respectivement et n'est pas responsable d'une différence de maintien thérapeutique mais une adaptation est nécessaire dans 2/3 des cas. Il existe une tendance, à la limite de la significativité statistique vers une meilleure efficacité chez les hommes (p = 0,064), les patients HLA B27 négatif (p = 0,056) et les patients dont la maladie évolue depuis plus de 10 ans (p = 0,052). Le motif principal d'arrêt est l'inefficacité, qu'elle soit primaire (6,2%) ou secondaire (21,7%). Les réactions à la perfusion sont la deuxième cause d'arrêt (10,8%). La tolérance est bonne : le taux d'infection sévère est de 1,45 patients-année, aucun décès ni néoplasie (cancer, lymphome) n'ont été observés. Trois de nos patients ont présenté une hépatite imputable à l'infliximab, un patient a développé une sarcoïdose.

Discussion

Le maintien thérapeutique dans notre étude est inférieur aux données des études prospectives mais ces résultats sont le reflet de la « vraie vie » . Il est meilleur chez les patients présentant un syndrome inflammatoire à l'initiation du traitement (VS> 28 mm) ce qui est retrouvé dans d'autres études avec le taux de CRP. Nos données de tolérance sont rassurantes et confirment la survenue d'évènements indésirables moins sévères que dans la PR.

Conclusion

Un maintien thérapeutique dans la vraie vie inférieur à celui des études prospectives pose la question des rotations d'anti-TNFα et souligne la nécessité de poursuivre la recherche d'autres possibilités thérapeutiques dans la SA. La tolérance est bonne mais la survenue d'événements indésirables rares et n'apparaissant pas dans les études pivots (hépatites, sarcoïdose… ) doit inciter a poursuivre la surveillance.

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