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Me.07 - Estimation du risque fracturaire chez 37 femmes algériennes traitées par anti-aromatase pour un cancer du sein
M Djennane (1); N Debiane (2); S Sakhri (2); R Ferhat (2); A Tibiche (2); Banal (3); - (1) Tizi Ouzou - Algerie; (2) Tizi Ouzou - Algerie; (3) Metz - France;
22ème Congrès
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Résumé
Introduction

Le risque fracturaire est augmenté chez les femmes traitées par hormonothérapie pour un cancer du sein. Parmi ces thérapeutiques, les traitements par anti-aromatases, empêchent la conversion d'androgènes en oestrogènes, aggravant la perte osseuse et augmentant l'incidence des fractures ostéoporotiques. Le but de cette étude était d'estimer ce risque fracturaire chez 37 patientes algériennes adressées par le service d'oncologie du CHU de Tizi-Ouzou avant traitement par anti-aromatase pour cancer du sein.

Patients et Méthodes

Trente sept patientes, agées en moyenne de 55+/-8,6 ans (de 40 à 78 ans), ménopausées depuis 8,13+/-7,2 ans et dont 9 avaient eu un traitement hormonal substitutif pendant une durée moyenne de 2+/-1,8 ans, ont été adressées avant le début d'un traitement par antiaromatase pour réalisation systématique d'une ostéodensitométrie (DMO) lombaire et fémorale sur appareil HOLOGIC DISCOVERY QDR et d'une consultation de rhumatologie pour un interrogatoire (recherche d'antécédents fracturaires, facteurs de risque d'ostéoporose, estimation de l'apport vitamino-calcique), un examen clinique, et un bilan biologique d'ostéopathie fragilisante. Le dosage de la vitamine 25 OH D3 n'a pu être réalisé faute d'automate disponible sur Tizi-Ouzou. Des radiographies vertébrales étaient également systématiquement réalisées à la recherche de fractures vertébrales occultes.

Résultats

Parmi les 37 patientes, 7 d'entre elles avaient eu une ou plusieurs fractures survenus pour un traumatisme à faible énergie cinétique (18,9%), 11 avaient des antécédents d'ostéoporose familiale (dont 6 fractures du col fémoral chez un parent du premier degré) (29,7%), et dix recevaient ou avaient reçues une corticothérapie orale durant plus de trois mois à une posologie supérieure à 7,5 mg d'équivalent prednisone (27%). La DMO était normale chez 4 patientes (10,9%), une ostéopénie lombaire et/ou fémorale était retrouvée chez 13 patientes (35,1%) et une ostéoporose lombaire et/ou fémorale était retrouvée chez 20 patientes (54%). Des fractures vertébrales ont été découvertes chez 8 patientes (21,6%). Par ailleurs, 17 patientes avaient des apports calciques inférieurs à 800 mg/jour (46%). Une correction des apports calciques inssufisants et une supplémentation systématique vitaminique D 800 UI/j ont été effectuées. Quatre patientes bénéficiaient déjà d'un traitement par risédronate, une par raloxifène, et une par alendronate. Un traitement par bisphosphonates a été débuté dans les 14 cas non traités (37,8%).

Conclusion

Une consultation rhumatologique, une ostéodensitométrie et des radiographies du rachis systématiques avant le début d'un traitement par anti-aromatase permettent d'optimiser la prise en charge des patientes ayant un cancer du sein.

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