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Lu.150 - Un cas de fractures métatarsiennes spontanées bilatérales récidivantes dans le cadre d'une dyskinésie secondaire aux antiparkinsoniens
M Verdet (1); K Weybel (2); J Nicolau (2); D Maltete (2); O Vittecoq (1); A Daragon (1); - (1) Bois Guillaume - France; (2) Rouen - France;
22ème Congrès
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Résumé
Introduction

Nous rapportons le cas de fractures métatarsiennes bilatérales récidivantes chez une femme atteinte d'une maladie de Parkinson.

Cas Clinique

Femme de 46 ans. Antécédents : non ménopausée, pas de corticothérapie, absence de fracture chez les apparentés au 1er degré, maladie de parkinson depuis 2002, fracture tibia droit traumatique en 1983. Traitement : Ropinirole, Lévodopa/Carbidopa, Escitalopram, Esoméprazole, Olmésartan, Oxycodone. Anamnèse : janvier 2009 douleurs mécaniques des deux pieds sans chute ni traumatisme direct. Réalisation de radiographies montrant des fractures des 4ème et 5ème métatarsiens droits et du 2ème métatarsien gauche. Mise en décharge partielle (béquilles) et réévaluation en mars 2009 montrant une aggravation de la fracture du 2ème métatarsien gauche et nouvelle fracture du 3ème métatarsien gauche. Examen clinique : normal hormis des dyskinésies choréïformes des 2 membres inférieurs avec mouvements brutaux involontaires des deux pieds en éversion en période de fin d'efficacité de la Lévodopa/Carbidopa.
Bilan biologique : bilan phosphocalcique, TSH, vitamine D, électrophorèse des protides sériques, bilan du cuivre, PTH, Tryptase normaux, anticorps anti transglutaminase et endomysium négatifs.
Biopsie ostéomédullaire en crête iliaque normale, ostéodensitométrie : T-score = -1,70 au rachis lombaire et -1 au col fémoral.

Discussion

Il s'agit du deuxième cas décrit dans la littérature de fractures métatarsiennes ici bilatérales et récidivantes dans le cadre de dyskinésies compliquant la prise d'antiparkinsonien. Le premier cas décrit est également un patient jeune dont la maladie parkinsonienne a été découverte à 40 ans comme pour notre patiente.Le bilan de fragilité osseuse chez celle-ci est normal, hormis une discrète ostéopénie au rachis lombaire n'expliquant pas les fractures. La recherche d'une maladie osseuse sous-jacente est négative. La Lévodopa est associée à l'apparition d'effet secondaire de type dyskinésique et dystonique dus à une variation de la sensibilité des récepteurs dopaminergiques, notamment en fin de dose.Le diagnostic est donc celui de fractures de contraintes compliquant une dyskinésie iatrogène.La patiente va bénéficier d'une prise en charge chirurgicale de sa maladie de Parkinson, ce qui devrait améliorer la situation sur le plan orthopédique.

Conclusion

La maladie de Parkinson est pourvoyeuse de fractures mais plus fréquemment dans le cadre de chutes à répétitions. Nous décrivons une cause plus rare de fractures chez le patient parkinsonien : la fracture métatarsienne de contrainte compliquant une dyskinésie du pied iatrogène à la lévodopa.

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