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Lu.131 - Fractures vertébrales occultes de l’homme jeune. À propos de 2 cas
D Van Linthoudt (1); M Mattart (1); D Douma (1); J Haintz (1); J Pena (1); - (1) La Chaux De Fonds - Suisse;
22ème Congrès
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Résumé
Introduction

Chez l'homme, il existe un pic d'incidence de fractures entre 15 et 45 ans. Elles sont trois fois plus fréquentes que chez la femme et attribuées à une plus grande exposition aux traumatismes. Ces fractures sont habituellement détectées par une radiographie standard. Elles peuvent parfois passer inaperçues, notamment sur la colonne dorsale haute. Nous présentons deux observations récentes chez qui le recours à des techniques complémentaires (IRM, scannographie) a été nécessaire pour objectiver les lésions, multiples dans un cas.

Observation

Ce premier patient, âgé de 35 ans et en bonne santé habituelle, a consulté après une chute avec roulade et hyperflexion du rachis en jouant au football. Il a ressenti un craquement suivi de douleurs dorsales irradiant dans la région sous-mammaire gauche. Les radiographies faites aux admissions de l'hôpital sont normales. En raison de la persistance des douleurs, il est adressé au service cinq semaines après le traumatisme. L'examen clinique révèle des douleurs dorsales hautes à la percussion ; l'examen neurologique est normal. La scintigraphie osseuse ne montre pas d'hypercaptation. Par contre, l'IRM révèle un enfoncement du plateau ou une diminution de la hauteur du mur antérieur des vertèbres C7 à D6. Le bilan biologique est normal. La densitométrie osseuse révèle une ostéopénie.
Le deuxième patient, âgé de 40 ans, également en bonne santé habituelle, a fait une chute en glissant sur son lieu de travail avec réception sur le dos. Il a consulté en urgence pour de violentes douleurs dorsales irradiant vers l'omoplate droite. Les radiographies faites le jour de la chute n'ont pas rélévé de lésion ostéo-articulaire. Après trois semaines, les douleurs persistent malgré un traitement antalgique. A l'examen clinique, on constate des douleurs électives à la palpation et à la percussion de la colonne dorsale haute. On effectue une IRM dorsale qui met en évidence une fracture du plateau vertébral supérieur de D4. Le bilan biologique est sans anomalie.

Conclusion

Les radiographies peuvent être faussement rassurantes et la scintigraphie osseuse n'est parfois pas déterminante. Pour exclure une ou plusieurs petites fractures vertébrales, en cas de persistance de douleurs osseuses post-traumatiques, un bilan plus complet est nécessaire. Des fractures vertébrales multiples et simultanées justifient des examens complémentaires à la recherche d'une ostéopénie ou d'une ostéoporose secondaire.

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