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Me.143 - Thérapies cognitives et comportementales associées aux exercices dans la lombalgie chronique
F Laroche (1); F Oberlé (1); JL Wertenschlag (2); S Rostaing Rigattieri (1); S Perrot (1); M Marty (3); - (1) Paris - France; (2) Paris-L'Hôpital - France; (3) Créteil - France;
21ème Congrès
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Résumé
Introduction

Les Thérapies Comportementales et Cognitives (TCC) de la lombalgie chronique associées aux exercices sont recommandées. Nous présentons l'expérience d'un centre d'évaluation et de traitement de la douleur sur les années 2006-2008.

Patients et Méthodes

Cohorte de suivi prospective, observationnelle, monocentrique, de patients lombalgiques chroniques ambulatoires. Tous les patients inclus dans chaque programme de TCC ont été suivis.
-Critères d'inclusion dans le programme : sujets de plus de 18 ans, souffrant de lombalgie chronique depuis plus de 12 semaines, avec ou sans irradiation dans les membres inférieurs, en échec des traitements médicochirurgicaux,
-Traitement : 6 séances hebdomadaires de 2H30 de TCC (1h) associée à des exercices physiques (1h30). 5 à 8 patients par groupe, 4 sessions par an.
-Mesures effectuées avant et après traitement (tests appariés) : la douleur (EVA 0 à 100), le retentissement de la douleur sur la vie quotidienne (DRAD), l'anxiété et la dépression (HAD), le comportement face à la douleur (CSQ), les croyances sur l'activité et le travail (FABQ) et les intentions de changement (PSOCQ).

Résultats

71 patients d'âge moyen 50 ans (min : 26, max : 79) (80% de femmes) ont été suivis. L'ancienneté des douleurs était en moyenne de 7 ans, 69% des patients étaient en activité professionnelle dont 38% en arrêt de travail, 13% étaient en invalidité et 18% ne travaillaient pas. A l'inclusion, la radiculalgie était présente dans 64% des cas et 39% des patients avaient un antécédent chirurgical rachidien. L'intensité des douleurs lombaires sur les huit derniers jours était de 47± 24 (EVA de 0 à 100). Les valeurs moyennes du DRAD à l'inclusion correspondaient à des patients avec un important retentissement de leur lombalgie sur leur vie courante. Les patients prenaient dans respectivement 49%, 38% et 8% des cas des antidépresseurs, des antiépileptiques et des morphiniques. Les patients ont bénéficié de 5 à 8 séances. Effet taille (ET) calculé par division de la moyenne du changement avt/ap par écart type des moyennes initiales. Après traitement, la douleur s'est améliorée de façon modérée (ET 0,42 - IC à 95% [0,12 : 0,71] ). Les effets cliniquement les plus pertinents apparaissaient surtout sur la composante activités du DRAD (ET 0,75 - IC à 95% [0,51 : 0,99] ) les composantes anxiété (ET 0,62 - IC à 95% [0,39 : 0,84] ) et dépression (ET 0,73 - IC à 95% [0,51 : 0,95] ) du HAD, les croyances (FABQ) vis à vis des activités (ET 0,79 - IC à 95% [0,43 : 0,1,15] ), la tendance à la dramatisation (CSQ) (ET 0,89 - IC à 95% [0,61 : 1,18] ), l'intention de changement (PSOCQ) (ET 0,64 - IC à 95% [0,33 : 0,95] ), la fixation à la problématique (ET 1,2 - IC à 95% [0,91 : 1,56] ).

Conclusion

L'évaluation de cette cohorte rend compte des bénéfices d'une approche globale chez des patients lombalgiques chroniques. Les caractéristiques à l'inclusion des patients témoignent de la sévérité de leur état.

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