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Ma.39 - Développement et validation du score EULAR d’activité systémique pour les patients atteints de syndrome de Sjögren primitif (Sjp) : EULAR Sjögren’s Syndrome Disease Activity Index (ESSDAI)
R Seror (1); X Mariette (2); C Vitali (3); S Bowman (4); G Baron (1); JE Gottenberg (5); A Tzioufas (6); E Theander (7); H Bootsma (8); P Ravaud (1); ET The Eular Sjögren Task Force (1); - (1) Paris - France; (2) Kremlin Bicetre - France; (3) Piombino - Italie; (4) Birmingham,Al - Grande-Bretagne; (5) Strasbourg - France; (6) Athenes - Grèce; (7) Malmo - Suède; (8) Groningen - Pays-Bas;
22ème Congrès
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Résumé
Objectif

Développer le score ESSDAI et évaluer sa sensibilité au changement et la comparer à celle des scores SS disease activity index (SSDAI) et Sjögren's Systemic Clinical Activity Index (SCAI).

Patients et Méthodes

12 domaines (atteintes d'organe) ont été identifiés, par 39 experts, comme étant des marqueurs d'activité systémique du Sjp. Pour chaque domaine, les atteintes et manifestations cliniques ont été classées en 3 à 4 niveaux d'activité en fonction de leur sévérité. 96 profils de patients ayant des atteintes systémiques, incluant 3 visites successives, ont été obtenus à partir de dossiers médicaux de patients. Ces données ont été utilisées pour générer 702 vignettes fictives. Les 96 profils ont été scorés avec l'ESSDAI, le SSDAI et le SCAI. Chacun des 39 experts devait évaluer l'activité de la maladie, à l'aide d'une échelle d'activité de 0-10, pour 5 profils réels et 20 vignettes fictives, et déterminer, pour les profils réels à chaque visite de suivi, si l'activité de la maladie s'était améliorée, aggravée ou était stable. Les vignettes fictives ont été utilisées pour développer l'ESSDAI ; le poids des domaines a été estimé à l'aide d'un modèle de régression robuste utilisant l'échelle d'activité comme « gold-standard » . La validation a été effectuée sur les profils réels ; la sensibilité au changement a été évaluée à l'aide de la réponse moyenne standardisée (RMS) par groupe de patients : améliorés, aggravés ou stables.

Résultats

Dans le modèle multivarié, chacun des 12 domaines était significativement associé à l'activité de la maladie ; les poids variaient de 1 à 6. Les scores ESSDAI étaient significativement corrélés à l'échelle d'activité pour les profils réels (r = 0.61 ; p<0.0001). Chez les patients améliorés, les RMS ne différaient pas entre les scores et variaient de -1.08 à -1.38 (visite 1 à 2) et de -0.50 à -0.76 (visite 2 à 3). Pour le groupe des patients aggravés, les RMS, entre les visites 1 et 2 puis 2 et 3, étaient de +0.46 et +1.10 pour l'ESSDAI, -0.03 et +0.79 pour le SSDAI, et +0.17 et +1.02 pour le SCAI. Dans le groupe des patients stables, les RMS, entre les visites 1 et 2 puis 2 et 3, étaient de 0.00 et -0.13 pour l'ESSDAI, -0.44 et -0.11 pour le SSDAI, et -0.36 et +0.34 pour le SCAI.

Conclusion

Le développement du score d'activité ESSDAI est le fruit d'une collaboration d'un large groupe d'experts internationaux du Sjp. Pour les patients dont l'activité de la maladie s'améliore, l'ESSDAI a une grande sensibilité au changement, comparable à celle du SSDAI et du SCAI. Cependant, pour les autres groupes de patients, l'ESSDAI détecte les variations d'activité de la maladie de façon plus juste, notamment chez les patients stables où, contrairement aux autres scores, les scores ESSDAI ne s'améliorent pas.

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