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Ma.123 - La rhumatologie à Madagascar : réflexions sur l'optimisation de nos pratiques quotidiennes
S Ralandison (1); E Rafalimanana (2); H Rakotonirainy (2); G Llorca (1); R Rabenja (2); - (1) Pierre Benite - France; (2) Antananarivo - Madagascar;
22ème Congrès
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Résumé
Introduction

A cause des différences socio- économiques, les recommandations internationales sur la prise en charge des affections rhumatologiques ne sont pas toujours applicables dans les pays émergents comme Madagascar. En se basant sur les données de la littérature, notre travail a pour objectif de proposer des réflexions pour une prise en charge efficace et efficiente des affections rhumatologiques, adaptée aux contextes malgaches.

Matériels et Méthodes

L'étude portait sur les patients hospitalisés et vus en consultation dans l'unique Service de Rhumatologie à Madagascar durant l'année 2008. Nous avions émis des propositions concernant la prise en charge des arthroses, arthrites septiques et polyarthrite rhumatoïde dans leurs formes typiques. Ces propositions étaient basées essentiellement sur les données de l'examen clinique, ainsi que sur les examens para-cliniques et médicaments accessibles à la population malgache. Une comparaison était réalisée entre le coût de la prise en charge suivant nos propositions et celui des recommandations internationales dans la limite des médicaments et examens disponibles à Madagascar. L'unité de mesure était le SMIC malgache (Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance) qui valait 29,5 euros.

Résultats

Sur les 517 cas colligés, les pathologies dégénératives représentaient 62,8%, 6,3% pour la polyarthrite rhumatoïde et 4,2% pour les arthrites septiques. Dans la prise en charge de l'arthrose des membres, une différence de 126,7% de la valeur du SMIC était retrouvée entre la prise charge selon les recommandations internationales et notre proposition (173,2% vs 46,5%). L'écart était de 995,8% (1932,8% vs 937%) pour les infections ostéo-articulaires. Quant à la prise en charge de la polyarthrite rhumatoïde, une différence de 92,8% de la valeur du SMIC était retrouvée concernant les moyens diagnostiques. Avec une sécurité acceptable, une économie de 37 123% du SMIC en une année est possible en adoptant nos propositions.

Discussion

Il est proposé de privilégier la place des antalgiques et de la communication qui ne coute que la relation médecin/ malade dans la prise en charge des arthroses. Le choix des antibiotiques dans l'arthrite septique est limité aux seules données de l'examen direct à la bactériologie, ainsi qu'à la disponibilité et accessibilité des médicaments. Dans la polyarthrite rhumatoïde, nous proposons de limiter les marqueurs de l'inflammation et de l'auto- immunité à la CRP et au facteur rhumatoïde. Le traitement ne pouvait être comparé car la biothérapie est financièrement inaccessible aux malgaches. Un système de mutuelle via une association de malades pourrait en être la solution car la fréquence des arthropathies dégénératives dont la prise en charge est peu coûteuse s'équilibre à la cherté du traitement des arthrites septiques et des rhumatismes inflammatoires.

Conclusion

Le niveau socio-économique de la société malgache ne constitue pas un frein à un soin de qualité. Nos propositions sont basées sur la place fondamentale de l'examen clinique, l'adaptation des recommandations aux contextes malgaches, la bonne éducation des patients et sur la réforme du financement du système de santé à Madagascar.

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