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Ma.113 - Première observation d'angioléiomyome coxofémoral
C Jacquier (1); C Deniel (1); C Bouvier (1); P Champsaur (1); D Poitout (1); JJ Morand (1); - (1) Marseille - France;
22ème Congrès
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Résumé
Introduction

Les douleurs de hanche sont un motif fréquent mais parfois complexe de consultation. Les formes les plus atypiques peuvent être la cause d'une errance diagnostique. Le léiomyome est une tumeur bénigne des cellules musculaires lisses. Sa localisation à l'appareil locomoteur est rare. L'atteinte de la hanche dont nous présentons une observation n'a jamais été rapportée.

Observation

Une femme de 44 ans se présente à la consultation pour douleur de hanche évoluant depuis l'adolescence, d'horaire inflammatoire sans radiculalgie. Elle évolue par crises paroxystiques intenses sur fond douloureux permanent responsable d'une boiterie d'esquive avec réduction du périmètre de marche. La douleur résiste aux antalgiques dont les morphiniques, anti-inflammatoires non stéroïdiens et anxiolytiques. A l'examen clinique, il y a une limitation de l'abduction de hanche gauche sans tuméfaction ni signe inflammatoire loco-régional, sans déficit moteur ni sensitif et en l'absence de signes de Lassègue et Léri. Le bilan biologique, les radiographies du bassin et de hanche ainsi que les différents scanner et IRM lombaires et sacro-iliaques sont sans anomalies. L'arthroscanner de hanche ne retrouve pas de corps étranger intra-articulaire mais une empreinte synoviale à la partie supérieure du col fémoral. A cet endroit, le TEP-scanner montre un foyer d'hypermétabolisme punctiforme et l'IRM un iso-signal T1, hypersignal STIR, rehaussé à l'injection de gadolinium. Une résection chirurgicale est décidée devant l'intensification des douleurs. L'examen anatomopathologique trouve une prolifération musculaire lisse bien différenciée compatible avec un angioléiomyome des tissus mous. A 9 mois de recul, la symptomatologie s'est totalement amendée.

Discussion

Les léiomyomes représentent seulement 4 % des tumeurs bénignes des tissus mous. On distingue 3 groupes : cutanés, vasculaires ou angioléiomyome et des tissus mous. La plus grande série d'angioléiomyomes comporte 562 cas dont 89 % situés aux extrémités. Le pic d'incidence se situe entre la 3ème et la 6ème décennie avec une prédominance féminine. La douleur est présente dans 60% des cas, paroxystique et exacerbée au changement de température. La tumeur peut avoir une évolution calcifiante et alors poser le problème du diagnostic différentiel radiologique avec un chondrome, chondrosarcome ou myosite ossifiante. L'aspect scannographique ou IRM est aspécifique et peut faire évoquer en particulier un hémangiome intra-musculaire. Le diagnostic de certitude est histologique et retrouve une tumeur circonscrite, de taille inférieure à 2 cm, ferme avec des faisceaux de cellules musculaires lisses autour de vaisseaux sanguins. Rarement, il peut y avoir des atypies cellulaires mais sans activité mitotique. Le traitement est l'excision chirurgicale complète. Les cas de récurrences sont exceptionnels.

Conclusion

L'angioléiomyome est rare, a fortiori à la hanche. Cette patiente aura connu 30 ans d'errance diagnostique avant qu'une preuve histologique ne soit apportée. Pour une meilleure évaluation des douleurs de hanches atypiques et prolongées dans le temps, la connaissance de cette localisation ne doit pas échapper au clinicien. Des explorations invasives précoces peuvent alors être recommandées pour confirmer l'histologie de la lésion.

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