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Me.44 - Augmentation paradoxale de la phosphatase acide tartrate résistante chez les patients atteints de rhumatisme inflammatoire chronique traités par anti-TNFα : étude prospective sur 18 mois
E Toussirot (1); L Mourot (1); NU Nguyen (1); D Wendling (1); G Dumoulin (1); - (1) Besançon - France;
23ème Congrès
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Résumé
Rationnel

la polyarthrite rhumatoïde (PR) et la spondylarthrite ankylosante (SA) sont 2 rhumatismes inflammatoires associés à une baisse de la densité minérale osseuse (DMO) et une augmentation du risque de fracture. Le remodelage osseux a été exploré dans ces pathologies, révélant une élévation du taux des marqueurs de résorption alors que les taux des marqueurs de formation sont normaux ou abaissés. Les valeurs des marqueurs de résorption corrèlent avec celles des paramètres biologiques inflammatoires. Les agents anti-TNFα sont efficaces dans la PR et la SA et suppriment l’inflammation. Il a été rapporté que ces agents pouvaient en partie corriger la perte osseuse de ces rhumatismes inflammatoires en augmentant la DMO.
Objectifs : dans cette étude nous avons évalué les modifications à long terme des marqueurs osseux dans la PR ou la SA chez des patients traités par anti-TNFα.

Patients et Méthodes

11 patients (8 SA [critères de NY modifés], 3 PR [critères ACR], 8 H, âge (moyenne ± et) 45,2 ± 17,1 ans, durée d’évolution 7,9 ± 6,4 ans) ont été explorés. Tous recevaient un anti TNFa (adalimumab : 8 cas, étanercept 3 cas). Les explorations ont été réalisées à l’inclusion, puis à 1, 3, 6, 12 et 18 mois. Elles ont porté sur l’isoforme 5 b de la phosphatase acide tartrate résistante (TRAP5b, EIA, Quidel Metra) et la phosphatase alcaline osseuse (PAO, RIA, Beckmann Coulter) comme marqueur des fonctions enzymatiques de l’ostéoclaste et de l’ostéoblaste respectivement, le b-C télopeptide du collagène de type 1 (b CTX-I, EIA, IDS, Nordic Biosciences) comme marqueur de résorption et l’ostéoprotégérine (OPG, EIA, Quidel Metra), un inhibiteur de la résorption. La DMO a été mesurée au rachis, au col fémoral à l’inclusion, puis à 6 et 12 mois par technique DEXA (iDXA, Lunar). Aucun patient ne recevait de bisphosphonates. Trois avaient une corticothérapie à faible dose.

Résultats

tous les patients étaient répondeurs au traitement avec une amélioration clinique et une baisse de la CRP. Comparativement à l’inclusion, la DMO au rachis et au col augmentaient (+ 6,4% et + 4,7% respectivement) avec une variation significative uniquement au rachis (p = 0,007). Le bCTX et l’OPG restaient stables sur les 18 mois, alors qu’il était constaté une augmentation progressive du TRAP5b (inclusion : 1,18 ± 0,64 ; 18 mois : 2,15 ± 1,1 U/L) (p = 0,016). La PAO augmentait également au 3ème mois, sans différence significative avec l’inclusion (inclusion : 11,3 ± 2,9 ; 3ème mois : 14,11 ± 5,4 mg/l) pour retourner ensuite aux valeurs initiales.

Conclusion

cette étude confirme les effets bénéfiques des agents anti-TNFα sur la DMO, principalement au rachis. Contrairement aux études précédentes, nous n’observons pas de baisse du marqueur de résorption osseuse bCTX, mais une augmentation inattendue et paradoxale de TRAP5b. Ces données suggèrent que les anti-TNFα peuvent stimuler l‘activité ostéoclastique, sans conséquence délétère sur la DMO et peuvent ainsi avoir des influences différentes sur la fonction ostéoclastique.

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