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Ma.153 - Infections bactériennes graves et corticothérapie dans une cohorte de 301 patients souffrant de polyarthrite rhumatoïde ou de spondylarthropathies et traités par un anti-TNFα
R Houitte (1); B Bouvard (1); C Masson (1); E Hoppé (1); R Levasseur (1); E Legrand (1); M Audran (1); - (1) Angers - France;
21ème Congrès
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Résumé
Introduction

La place de la corticothérapie, son devenir, ses interactions avec le risque infectieux sont des enjeux majeurs chez les patients souffrant de polyarthrite rhumatoïde (PR) ou de spondylarthropathies (SPA) chez qui une biothérapie anti-TNFα est initiée.

Patients et Méthodes

Sur une cohorte de 301 patients rhumatologiques ayant nécessité une biothérapie anti-TNFα, PR 176, SPA 125 (spondylarthrite ankylosante 83 ; rhumatisme psoriasique, 29 ; SPA liées à une maladie inflammatoire chronique de l'intestin, 10, arthrites chroniques juvéniles suivies à l'âge adulte, 3), nous avons précisé (i) la notion ou non d'une prescription initiale de corticoïdes à l'initiation de la biothérapie et son devenir à la date de point fixée au premier novembre 2007 (diminution, sevrage) (ii) la survenue d'infections bactériennes graves pendant le temps de suivi en fonction de la co-prescription d'une corticothérapie. Une infection bactérienne grave a été définie comme une infection ayant justifié une hospitalisation ou provoquée le décès du patient. La comparaison des résultats a été faite par le test de Fisher.

Résultats

A l'instauration des anti-TNFα, l'âge moyen était de 53 ans dans la PR et de 41 ans dans les SPA. La durée moyenne d'évolution était de 11 ans dans les deux cas (extrême < 1 an-81 ans). La biothérapie prescrite en première intention a été, dans la PR, l'etanercept (52 %), l'adalimumab (30 %), l'infliximab (18 %) et dans les SPA, l'etanercept (57 %), l'infliximab (37 %), l'adalimumab (6%). Dans la PR, 158 des patients étaient sous corticothérapie à la dose moyenne de 11 mg de prednisone par jour ; dans les SPA, 28 patients¨sous corticoïdes à la dose moyenne de 13,3 mg par jour. A la date de point, la durée moyenne sous biothérapie a été de 31 mois pour la PR (extrême 1-95 mois) et de 24 mois pour les SPA (extrêmes 1-80 mois).
La corticothérapie a été arrêtée dans 18,3% des cas de PR, 46,4% des cas de SPA et diminuée chez 61 % des PR, 21 % des SPA. Une infection bactérienne grave a été identifiée chez 13 patients (10 PR et 3 SPA), tous sous corticoïdes (dose moyenne prednisone 14 mg/j). Le pourcentage de survenue d'une infection bactérienne grave est apparu significativement non différent dans la PR et les SPA sous corticoïdes (10/158, 3/28 ; p = 0,43) ; significativement plus élevé dans les SPA sous corticoides versus sans corticoides (3/28, 0/97 ; p = 0,01). L'absence de différence significative dans la PR est possiblement reliée à notre faible nombre de patients PR sans corticoïdes.

Conclusion

Dans notre cohorte biothérapie anti-TNFα, la corticothérapie paraît reliée à la survenue des infections bactériennes.

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