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Me.35 - Augmentation de la graisse viscérale et modification des adipokines dans les rhumatismes inflammatoires sous agent anti-TNFα : étude prospective sur 2 ans
E Toussirot (1); L Mourot (1); NU Nguyen (1); D Wendling (1); G Dumoulin (1); - (1) Besançon - France;
23ème Congrès
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Résumé
Introduction

les agents anti TNF ont fait la preuve de leur efficacité dans la polyarthrite rhumatoïde (PR) et la spondylarthrite ankylosante (SA). Ces traitements sont associés à une prise de poids et une modification des lipides circulants. Les adipokines sont des protéines produites par le tissu adipeux avec différentes fonctions physiologiques. Ils interviennent également dans le contrôle de l’immunité. Certaines adipokines représentent le lien entre la réponse immune, les fonctions métaboliques et le statut nutritionnel.
Objectifs : dans cette étude prospective, nous avons analysé les effets sur 2 ans des anti TNFα sur le poids, la composition et la répartition corporelle, ainsi que sur les taux circulants des adipokines (leptine, adiponectine et résistine) et de la ghréline (peptide gastrique intervenant dans la régulation de l’appétit et ayant de propriétés antiinflammatoires).

Patients et Méthodes

14 patients ont été explorés (10 SA, âge [moyenne ± SD] : 37,7 ± 12,9 ans et 4 PR, âge 60,5 ± 11,5 ans ; durée moyenne d’évolution : 6,7 ± 6,1 ans ; 11 M). Ces patients recevaient l’infliximab (3 patients ; 3 ou 5 mg/kg aux semaines 0, 2, 6 et toutes les 6-8 sem), étanercept (3 patients ; 50 mg/sem) ou adalimumab (8 patients ; 40 mg / 2 sem). Le poids, l’indice de masse corporelle (IMC), les taux circulants des adipokines et de la ghréline ont été mesurés à l’inclusion, puis aux mois M1, M3, M 6, M12, M18 et M24. La composition corporelle a été évaluée à l’inclusion, puis à M6, M12 et M24. Les masses maigre et grasse totale ont été mesurées sur appareil Lunar iDXA. Le % d’adiposité était défini par le rapport masse grasse totale/ masse maigre totale et masse grasse totale. La répartition de la masse grasse a été analysée sur les régions androïde (centrale) et gynoïde (hanches et cuisses). Les adipokines et la ghréline ont été mesurées par test immunoradiométrique.

Résultats

il n’a pas été observé de modification du poids ou de l’IMC durant les 2 ans de suivi. La vitesse de sédimentation et la CRP diminuaient de façon significative à 1 mois et restaient dans les valeurs basses jusqu’à M24 (p = 0,02). La leptine et l’adiponectine ne variaient pas au cours de l’étude. Inversement, la résistine diminuait rapidement et restait abaissée jusqu’à M24 (p = 0.04). La ghréline diminuait progressivement entre l’inclusion et M18 (p = 0,04). Il n’y avait pas de modification de la masse maigre alors que l’on observait une augmentation significative à M24 de l’adiposité (+1,82% ; p = 0,018) et de la graisse localisée en région androïde (+ 280,2 g ; p = 0,025).

Conclusion

dans cette étude, l’administration à long terme des anti-TNFα n’a pas d’influence sur le poids ou l'IMC, mais est associée à des modifications de certaines adipokines : pas de variation de la leptine ou de l’adiponectine, diminution de la résistine et de la ghréline. Ces modifications peuvent être en relation avec la suppression de l’inflammation chronique sous anti-TNFα. Toutefois, les anti-TNFα sont associés à une augmentation modeste mais significative de l’adiposité et de la graisse en région androïde. Cette graisse viscérale androïde étant reliée au développement de l’athérosclérose, ces modifications de la composition corporelle et de sa distribution pourraient influencer le risque cardiovasculaire de ces patients.

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