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Ma.117 - Deux cas de fractures vertébrales septiques
M Couderc (1); A Tournadre (1); M Soubrier (1); JJ Dubost (1); JM Ristori (1); - (1) Clermont-Ferrand - France;
21ème Congrès
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Résumé
Introduction

Les fractures vertébrales (FV) lombaires du sujet âgé sont la plupart du temps d'origine ostéoporotique, moins souvent tumorale. Elles n'évoquent pas une origine infectieuse. Nous rapportons deux observations de FV d'allure ostéoporotique ayant révélé une spondylodiscite.

Patients et Méthodes

Cas Clinique

Cas n°1 : Un homme de 92 ans était hospitalisé pour des lombalgies hautes fébriles d'horaire inflammatoire survenues un mois après une chute. Il existait un syndrome rachidien sans signe neurologique. Les radiographies montraient une fracture du plateau supérieur de L1 sans recul du mur postérieur. Il existait un syndrome inflammatoire (CRP à 110 mg/L) sans leucocytose (7.36 Giga/L). L'IRM retrouvait une FV récente ainsi qu'un hyposignal T1 et un hypersignal T2 de part et d'autre du disque L1/L2 avec une épidurite antérieure évoquant une spondylodiscite infectieuse. Les hémocultures étaient négatives mais la ponction discale permettait d'isoler un Streptocoque D Bovis. L'évolution a été favorable sous AMOXICILLINE.
Cas n°2 : Une femme de 76 ans diabétique était hospitalisée pour des lombalgies d'horaire mixte avec irradiation en hémi ceinture droite sans déficit sensitif s'aggravant progressivement depuis 6 mois. Les réflexes ostéotendineux du membre inférieur droit étaient abolis. Il n'y avait pas de syndrome inflammatoire ni d'hyperleucocytose. Il existait une FV de T12 qui n'était pas présente sur des radiographies faites 6 mois auparavant. L'IRM, réalisée en raison des signes neurologiques, retrouvait la FV récente de T12 ainsi qu'une spondylodiscite T12-L1 avec épidurite postéro-latérale droite, évoquant une origine infectieuse. La biopsie discale n'était pas contributive (remaniements osseux avec fibrose sans granulome). Après la biopsie, la patiente a présenté un pic fébrile à 38.7° avec syndrome inflammatoire (CRP 272 mg/L). Les hémocultures étaient cependant négatives. Une antibiothérapie probabiliste était débutée (OFLOXACINE, PENICILLINE M) pour une durée de 3 mois. L'évolution clinique et biologique a été favorable. Les radiographies de contrôle montraient un aspect remanié du plateau supérieur de L1 évocateur d'une spondylodiscite guérie.

Discussion

Les FV septiques ont été peu décrites dans la littérature. Il s'agit le plus souvent de spondylodiscites infectieuses dont l'évolution est marquée par la survenue d'une fracture. Dans nos 2 observations, les radiographies étaient en faveur d'une FV ostéoporotique sans signe de spondylodiscite et c'est l'IRM, demandée en raison de la fièvre dans un cas et des signes neurologiques dans l'autre, qui a permis de diagnostiquer la spondylodiscite. 2 hypothèses peuvent être avancées : il pourrait s'agir d'une FV primitive se surinfectant au cours d'une bactériémie ou de la fracture d'une vertèbre déjà ostéoporotique dont la fragilité pourrait être augmentée par la spondylodiscite adjacente.

Conclusion

Les FV septiques peuvent se manifester par une fracture d'aspect ostéoporotique au bilan radiographique. L'existence de signes infectieux ou neurologiques doit conduire à la réalisation d'une IRM pour ne pas méconnaitre une spondylodiscite.

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