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Lu.64 - Apport de l’imagerie dans le diagnostic des symphysites pubiennes infectieuses
D Mrabet (1); Z Alaya (1); H Sahli (1); H Ferjani (1); I Cheour (1); M Elleuch (1); N Meddeb (1); S Sellami (1); - (1) Tunis - Tunisie;
23ème Congrès
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Résumé
Introduction

La symphysite pubienne d’origine infectieuse est rare, de diagnostic difficile. Elle fait suite dans la majorité des cas à une intervention sur le petit bassin, survient chez des sportifs ou des toxicomanes. Le diagnostic est évoqué devant une pubalgie fébrile compliquée d’une impotence fonctionnelle. Le but de ce travail est d'illustrer l'apport de l'imagerie dans l'exploration des symphysites pubiennes infectieuses.

Patients et Méthodes

Etude rétrospective de 4 cas de symphysite pubienne d’origine infectieuse colligés sur une période de 9 ans ; dont 2 cas étaient secondaires à des germes pyogènes et deux cas d'origine tuberculeuse. Des radiographies standard étaient réalisées dans tous les cas, la tomodensitométrie (TDM) dans 3 cas et l’IRM du bassin dans un cas.

Résultats

Il s’agissait de 3 femmes et d’un homme d’un âge moyen de 50 ans. Le délai diagnostique moyen était de 4 mois. Le motif de consultation était une douleur inguino-crurale dans les quatre cas, associée à une fièvre dans deux cas et à une tuméfaction sous-cutanée hypogastrique d'installation progressive dans un cas. L’interrogatoire a retrouvé la notion d’intervention chirurgicale représentée par un curetage biopsique de l’endomètre dans un cas, une cure de hernie inguinale dans un cas et un contexte de post-partum dans un cas. La pression en regard de la symphyse pubienne était douloureuse dans tous les cas. Un syndrome inflammatoire biologique était noté chez tous les patients. La radiographie standard du bassin a montré une disjonction de la symphyse pubienne avec irrégularité et condensation des berges dans tous les cas. La TDM pelvienne pratiquée dans 3 cas a montré un élargissement de la symphyse pubienne associé à un épaississement tissulaire comblant l’interligne symphysaire et bombant en avant associé à des lésions géodiques sous-chondrales des deux plaques symphysaires. L’IRM pelvienne faite chez un malade a révélé une symphysite pubienne associée à une ostéite ischio-pubienne bilatérale. L’IDR à la tuberculine était positive dans un cas. La biopsie sous scanner de la symphyse pubienne avec ponction des collections des parties molles en regard étaient pratiquées dans 3 cas. Le diagnostic de symphysite d’origine tuberculeuse était retenu chez deux patientes avec mise en évidence de granulome giganto-cellulaire avec nécrose caséeuse à l’histologie dans un cas et isolement de BAAR à l’examen direct du liquide de ponction dans le 2ème cas. Pour les deux autres patients, l’histologie a montré un aspect en faveur d’une symphysite infectieuse non spécifique et le diagnostic de symphysite à germes pyogènes a été retenu. Sous traitement anti-tuberculeux prescrit chez deux patientes et sous antibiothérapie probabiliste administrée dans deux cas, l'évolution clinique était favorable chez tous les malades.

Conclusion

La symphysite infectieuse est rare, de symptomatologie trompeuse. Les circonstances étiologiques sont variables. La tomodensitométrie et l’IRM restent un examen essentiel pour le diagnostic dont la confirmation est apportée par les prélèvements bactériologiques et histologiques radioguidés.

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