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Lu.124 - Agranulocytose après traitement par Rituximab pour une polyarthrite rhumatoïde : A propos d’un cas
M Gendey (1); B Pallot Prades (1); P Collet (2); A Amouzougan (1); I Tchiakpe (2); T Thomas (1); - (1) Saint-Étienne - France; (2) Saint Etienne - France;
21ème Congrès
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Résumé
Introduction

Le Rituximab (Anticorps anti CD20 chimérique) est utilisé dans la polyarthrite rhumatoïde (PR) depuis 2006 avec une bonne tolérance.
Des cas de neutropénies de tous grades ont été décrits chez des patients traités par Rituximab, en association ou non à une chimiothérapie, pour lymphomes, mais peu de données existent sur la toxicité hématologique du Rituximab dans l'indication de la PR. Dans le Vidal, à la rubrique PR, on ne retrouve pas de recommandation de surveillance de la numération formule sanguine dans les suites d'un traitement par Rituximab.
Nous rapportons ici un cas d'agranulocytose chez une patiente suivie pour une PR.

Observation

Il s'agit d'une patiente de 64 ans, atteinte d'une PR depuis 2004, ayant présenté une agranulocytose à 0.18 G/L, 6 mois après le deuxième cycle d'un traitement par Rituximab. L'évolution a été rapidement favorable mais a nécessité trois jours de traitement par GMCSF, la normalisation du taux de polynucléaires neutrophiles a persisté. La patiente recevait depuis plusieurs années une corticothérapie à 5 mg/ jour, ainsi qu'un traitement de fond par Méthotrexate (7.5 mg / semaine), repris après l'épisode d'agranulocytose, sans récidive. L'imputabilité du Rituximab dans cette agranulocytose est certaine.

Discussion

Nous avons repris l'ensemble des dossiers de PR ayant été traitées par Rituximab depuis septembre 2006. Sur les 56 patients recensés, nous avons retrouvé deux autres cas de cytopénies.

Le premier cas est celui d'une patiente de 78 ans, ayant présenté une thrombopénie sévère à 3 G/L, 4 mois après un premier cycle de Rituximab. Le myélogramme alors réalisé était normal, confirmant l'origine périphérique de cette thrombopénie isolée. Cette cytopénie persiste actuellement depuis 5 mois aux environs de 25 G/L, sans prise en charge spécifique car asymptomatique. Aucun autre traitement de fond n'était dans ce cas associé. Cette patiente avait déjà présenté en 1994 une thrombopénie aigue, d'origine médicamenteuse et résolutive en quelques mois, rattachée à l'Hydroxychloroquine.
Le second cas concerne une patiente de 68 ans, ayant présenté une neutropénie modérée à 1.050 G/L, 3 mois après un premier cycle de Rituximab, spontanément résolutive en quelques semaines. La patiente recevait par ailleurs un traitement de fond par Salazopyrine (2g /jour) depuis un an, bien toléré, et arrêté définitivement depuis.

Dans la littérature, de très rares cas de thrombopénies ou de leucopénies sont rapportés suite à un traitement par Rituximab dans l'indication de la PR. Les mécanismes physiopathogéniques sont discutés.

Conclusion

La toxicité hématologique du Rituximab existe dans le lymphome comme dans la PR. Une surveillance biologique de la numération formule sanguine dans les suites d'un traitement par Rituximab dans l'indication de la PR est nécessaire.

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