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Lu.135 - Le syndrome de la dent couronnée : à propos de 18 cas
M Godfrin-Valnet (1); G Godfrin (1); J Godard (1); C Prati (1); E Toussirot (1); F Michel (1); D Wendling (1); - (1) Besançon - France;
24ème Congrès
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Résumé
Introduction

Le syndrome de la dent couronnée est une étiologie de cervicalgies aiguës fébriles. L'objectif de ce travail est de rapporter les caractéristiques clinique et radiologique de ce syndrome à partir d'une série.
Methodes : il s'agit d'une étude rétrospective monocentrique regroupant les cas de patients hospitalisés ou ambulatoires pour lesquels le diagnostic de syndrome de la dent couronnée a été retenu.

Résultats

Résultats : 18 cas sont recensés et analysés. Cette atteinte touche préférentiellement les femmes (11/18), et les sujets d' âge avancé (supérieur à 75 ans : 11/18). Le tableau clinique complet, cervicalgies aigues fébriles, céphalées occipitales et raideur cervicale multidirectionnelle, est retrouvé dans près de 70 % des cas. Il n'existe pas de facteur prédisposant particulier ; un seul cas avec antécédent de chondrocalcinose symptomatique. Des signes vestibulaires associés sont notés dans 2 cas, et dans 6 cas, des scapulalgies bilatérales et névralgies occipitales. Dans plus de 50 % des cas, la biologie objective un syndrome inflammatoire marqué (CRP moyenne : 80 mg/l). Le diagnostic de certitude est obtenu grâce au scanner cervical centré sur la charnière C1/C2, qui permet dans tous les cas de mettre en évidence une calcification du ligament cruciforme, d'aspect évocateur de dépôts de cristaux de pyrophosphate de calcium dans près de 80% des cas. Les autres examens d'imagerie sont peu contributifs, notamment les radiographies standards du rachis cervical. L'IRM permet d'éliminer certains diagnostics différentiels infectieux ou neurologiques urgents. Les complications sont peu fréquentes. Le traitement de référence repose sur des anti-inflammatoires (AINS, colchicine) voire corticothérapie. L'efficacité du traitement est nette en quelques jours avec une récupération ad integrum de la mobilité cervicale dans la plupart des cas.

Conclusion

Cette série est conforme aux données de la littérature, faite de cas ponctuels, avec dans plus de la moitié des cas, un autre diagnostic évoqué initialement souvent à l'origine d'examens complémentaires et de thérapeutiques inutiles.

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