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Ma.146 - Un syndrome parkinsonien mimant une polyarthrite chronique
O Merot (3); G Cormier (1); V Lucas (1); S Varin (1); M Caulier (3); G Tanguy (1); - (1) La Roche-sur-Yon - France;
24ème Congrès
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Résumé
Introduction

Les manifestations douloureuses dans la maladie de Parkinson les plus connues sont les radiculalgies, après quelques années d'évolution, surtout sous traitement. Nous rapportons l'observation d'une polyarthrite révélant une maladie de Parkinson.

Patients et Méthodes

Un agriculteur de 49 ans présentait des douleurs de la ceinture scapulaire, puis rapidement des mains et poignets accompagnées d'une raideur matinale. On ne relevait pas de signe extra-articulaire, pas d'infection récente, pas de piqûre d'insecte. Le bilan auto immun était négatif. On ne notait pas de syndrome inflammatoire. L'uricémie, l'EPPS, la TSH et les enzymes musculaires étaient normales. Les radiographies standards étaient normales. L'IRM retrouvait des encoches des troisièmes MCP bilatérales. La scintigraphie montrait des hyperfixations articulaires périphériques multiples modérées. Un traitement immunosuppresseur par méthotrexate et une corticothérapie ont été instaurés, sans efficacité, et sans majoration de la symptomatologie à l'arrêt.
Devant un antécédent de diarrhée non-étiquetée, des PCR Whipple ont été demandées, positive uniquement dans les selles, avec une sérologie négative témoignant d'un portage sain. Les biopsies duodénales sont revenues négatives. Malgré des synovites des poignets objectivées à l'échographie, aucun épanchement articulaire n'était ponctionnable. Une biopsie synoviale au poignet a donc été réalisée. La recherche de Whipple était négative, ainsi que les cultures standards, l'ARN 16S et la recherche de mycobactéries.
Les douleurs persistaient et s'associaient à des myalgies et à un caractère neuropathique. Le neurologue note un tremblement de repos très fin, une roue dentée et un réflexe naso-palpébral inépuisable.
Le test à la levodopa a entraîné la disparition complète des douleurs permettant de retenir le diagnostic de syndrome parkinsonien à ce tableau douloureux.

Résultats

60 à 70% des parkinsoniens ont des douleurs chroniques : musculosquelettiques, dystoniques, radiculaires, neuropathiques centrales ou akathisie. Celles inaugurant la maladie sont plutôt musculoquelettiques, avec une raideur douloureuse du rachis, des épaules, des régions péri-articulaires. La dystonie peut entrainer des contractures matinales également, avec blocage aux pieds et aux mains, pouvant mimer un rhumatisme inflammatoire débutant malgré l'origine mécanique.
Le déficit dopaminergique serait responsable d'un abaissement du seuil de nociception au niveau central.

Conclusion

Certains syndromes parkinsoniens atypiques débutent sur le mode douloureux. Un syndrome parkinsonien doit être recherché devant un syndrome douloureux atypique et complexe. La levodopa est utile à visée diagnostique et thérapeutique.

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