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Lu.048 - La hauteur discale lombaire est-elle comparable en imagerie standard et en imagerie EOS ?
M Benhamou (1); V Freire (1); A Feydy (1); F Rannou (1); L Gossec (1); S Poiraudeau (1); - (1) Paris - France;
24ème Congrès
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Résumé
Introduction

La précision de l’imagerie EOS basse dose en 2D pour évaluer la hauteur discale n’est pas connue. Notre objectif a été d’évaluer cette technique délivrant des doses d’irradiation 6 à 10 fois inférieure à la radiographie conventionnelle pour le calcul de la hauteur discale des derniers étages lombaires chez des patients lombalgiques chroniques.

Patients et Méthodes

Des patients âgés de 18 à 75 ans, ayant une lombalgie commune isolée ou prédominant sur les radiculalgies depuis plus de 3 mois, ont été recrutés dans un service hospitalier spécialisé dans les pathologies rachidiennes. Une radiographie de de Sèze, une radiographie de profil du rachis lombaire et un EOS du rachis entier de face et de profil ont été réalisés. La lecture a été faite en aveugle par deux médecins seniors indépendants, l’un spécialisé en pathologie ostéo-articulaire (lecteur 1), l’autre spécialisé en imagerie ostéo-articulaire (lecteur 2). La hauteur discale a été mesurée sur les 3 derniers disques mobiles (moyenne de la hauteur antérieure et postérieure). La reproductibilité des 2 types d’imagerie et entre les types d’imagerie a été étudiée par une technique quantitative (coefficient de corrélation intra-classe) et une technique qualitative (méthode graphique de Bland et Altman). La corrélation entre les résultats obtenus avec les 2 techniques a été évaluée par le coefficient de corrélation de Spearman.

Résultats

Les données de 50 patients ont pu être analysées (83% de femmes). L’âge moyen était de 49 +/-11 ans. La lombalgie évoluait depuis 2.3 +/-3.7 ans. La douleur était quantifiée à 59 +/-19 sur 100, l’indice de Quebec était à 52 +/-15 sur 100.
En radiographie standard, la hauteur discale moyenne était de 9.1 +/-2.2 mm et 9.9 +/-1.9 mm en L3-L4, respectivement pour le lecteur 1 et le lecteur 2 ; de 9.6 +/-2.3 et 10.6 +/-2.4 en L4-L5 ; de 8.0 +/-3.4 et 9.8 +/-1.5 en L5-S1. En EOS, la hauteur discale moyenne était de 6.6 +/-1.5 mm et 7.3 +/-1.5 mm en L3-L4 ; de 6.8 +/-1.7 et 7.8 +/-1.6 en L4-L5 ; de 5.8 +/-2.3 et 6.8 +/-2.5 en L5-S1.
La reproductibilité inter-lecteur était bonne avec des CCI allant de 0.652 à 0.853, les coefficients de corrélations les plus faibles étant observés pour le disque L4-L5 quelque soit la technique. La reproductibilité entre les 2 techniques était mauvaise, quelque soit le lecteur, avec des CCI allant de 0.137 à 0.557. En revanche, la corrélation entre la radiographie et EOS était bonne, quelque soit le lecteur, avec des coefficients de Spearman allant de 0.742 à 0.922, suggérant que les 2 types d’imagerie permettent bien une mesure de la hauteur discale. L’analyse qualitative d’analyse de la reproductibilité montrait un effet systématique avec des hauteurs discales systématiquement supérieures pour la radiographie, et ce d’autant plus que le disque était épais. Enfin, les CCI du radiologue étaient systématiquement supérieurs à ceux du rhumatologue.

Conclusion

L’étude de la hauteur discale est reproductible quelque soit la technique, radiographie ou EOS, mais il n’y a pas de comparaison possible pour un même patient avec ces 2 techniques. Le caractère moins irradiant de la technologie EOS plaide pour son extension d’utilisation dans le suivi des lombalgiques.

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