Poster électronique

Me.148 - Profil clinique de la pseudopolyarthrite rhizomélique
D Mrabet (1); I Jebalia (1); B Bejaoui (1); H Ajlani (1); N Meddeb (1); I Cheour (1); H Sahli (1); S Sellami (1); - (1) Tunis - Tunisie;
24ème Congrès
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Résumé
Introduction

La pseudopolyarthrite rhizomélique (PPR) est un syndrome clinique caractérisé par un enraidissement douloureux de la ceinture scapulaire, de la ceinture pelvienne et du rachis cervical associé à un syndrome inflammatoire biologique. Elle s’observe chez les sujets âgés de plus de 50 ans.

Patients et Méthodes

A travers une étude rétrospective, nous avons colligé 21 observations de malades suivis pour PPR (critères ACR) sur une période de 9 ans de 2003 à 2011. Nous avons précisé les caractéristiques épidémiologiques, cliniques, biologiques thérapeutiques et évolutives de la PPR.

Résultats

Il s’agit de 21 patients, 19 femmes et 2 hommes d’âge moyen 69,3 ans (51 à 79 ans). Dix patients étaient d’origine rurale et onze patients d’origine urbaine. L’atteinte rhizomélique isolée était présente chez 10 patients. Sept patients présentaient des arthralgies inflammatoires périphériques et 2 patients présentaient des arthrites (chevilles et coudes) et deux patients présentaient des synovites des poignets et des chevilles. Des signes généraux ont été observés chez 85% de nos patients, à type d’anorexie (16 patients), amaigrissement (18 patients) et d’asthénie (18 patients). Des manifestations musculaires à type de myalgies ont été observées chez 3 patients. Des céphalées ont été notées chez 10 de nos patients. Deux patients présentaient un flou visuel, 2 patients rapportaient une claudication intermittente de la mâchoire et une hyper esthésie du cuir chevelu a été notée chez 4% des patients. L’examen clinique a trouvé une raideur des épaules et des hanches chez 12 patients et une raideur de l’épaule isolée chez 9 patients. Les pouls temporaux étaient abolis chez un patient. Un syndrome inflammatoire biologique a été retrouvé chez tous les patients avec une VS moyenne à 97 mm à H1 et une CRP moyenne de 40 mg/l. Le bilan immunologique pratiqué chez 7 de nos patients était négatif. Une biopsie de l’artère temporale pratiquée chez 8 de nos patients a révélé des signes d’artérite de Horton dans 2 cas. Sur le plan thérapeutique, 17 patients ont été mis sous corticothérapie à la dose moyenne de 21,7 mg/jour (0,25 mg/kg/j) avec évolution favorable. Deux de nos malades étaient sous corticothérapie à la dose de 1 mg/kg/j en raison de l’artérite de Horton associée. Une récidive de la symptomatologie a été notée chez 15% de nos patients, motivant la prescription du Methotrexate (10 mg/semaine) avec bonne évolution. Une origine paranéoplasique de la PPR a été éliminée après une enquête minutieuse pratiquée chez tous nos patients.

Conclusion

La PPR est une entité généralement bénigne qui est l’apanage essentiellement du sujet âgé de plus de 50 ans. Elle tient sa gravité de l’association à une maladie de Horton ou à une maladie néoplasique.

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