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Me.151 - L’impact de la lombalgie est-il différent entre les femmes ostéoporotiques et non ostéoporotiques ?
C Rosenberg (1); S Rozenberg (2); M Marty (3); B Fautrel (2); R Inaoui (2); B Banneville (2); V Legout (4); D Moyse (2); P Bourgeois (2); - (1) Argenteuil - France; (2) Paris - France; (3) Créteil - France; (4) Levallois-Perret - France;
21ème Congrès
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Résumé
Introduction

La lombalgie (LB) est un symptôme fréquent dans la population de plus de 65 ans. Cependant, elle n'a pas réellement était étudiée dans cette population gériatrique, les publications étant concernant surtout la population active. Dans une population de femmes âgées, la fracture vertébrale ostéoporotique peut occasionner des douleurs et être responsable de raideur rachidienne.

Patients et Méthodes

Etude transversale, descriptive dans une population de femme de 65 ans et plus venant réaliser en ambulatoire pour une ostéodensitométrie (DMO). Critères d'inclusion : femme d'au moins 65 ans venant en ambulatoire pour la réalisation d'une DMO. Après consentement écrit les patientes devaient répondre à un questionnaire de fonction (Index Oswestry Index [ODI] ), de qualité de vie (SF12), une échelle de dépression (échelle de dépression gériatrique de Yesavage). La LB était définie comme “ une douleur la plupart des jours dans le mois précédent ” ou “ la nécessité de prendre des antalgiques pour cette douleur ” . L'OP était définie selon les critères de l'OMS (Tscore <-2.5).

Cas Clinique

98 patientes ont été inclues : âge moyen73.1±5.3 ans. La DMO a mis en évidence : 38% OP, avec T score moyen : -1.5 pour le total de hanche (-5.2 à +0.9) et -1.4 pour le rachis (-4.6 à +4.1). 51 patientes (52%) étaient LB ; dans ce groupe 13 étaient OP. La seule différence entre le groupe OP et le groupe non OP est un BMI plus faible (23.4±4.65 vs 26.8±4.41 p = 0.002) dans le groupe OP.
En comparant les 2 groupes de LB (avec et sans OP) il n'y a pas de différence statistiquement significative pour l'horaire des douleurs (diurne pour 62.7% des patientes), leur ancienneté (10 ans), l'EVA moyenne (50/100), sur l'échelle fonctionnelle d'Oswestry ni sur l'échelle de Yeasavage. Le siège de la douleur était plutôt lombaire haut dans le groupe OP (61.5%) et lombaire bas dans le groupe non OP (61.8% p = 0.039). 85.3% des patientes non OP prenaient un traitement vs 38.5% des patientes OP (p = 0.003), 43.1% le jugeant d'efficacité bonne à excellente. Pour la prise en charge non pharmacologique de la LB, les patientes ayant essayé les massages (68.8%), les jugent efficaces pour 77% (27) d'entre elles. 54.9% n'ont jamais eu de prescription de kinésithérapie active. Il existait une différence statistiquement significative entre les 2 groupes (LB et non LB) pour les domaines « fonction physique » (36±29.9 versus 62.8±34.11, p<0.001), « rôle physique » (44.4 ±30.34 versus 65.3± 33.54, p = 0.003), « rôle émotionnel » (60.5±31.36 versus 72.8±30.06, p = 0.049) et bien évidemment « douleur » (48±27.31 versus 70.6±30.75, p<0.001) du SF 12 respectivement dans le groupe lombalgique et non lombalgique.

Conclusion

L'impact de la LB n'est pas différent en fonction de la présence ou non d'OP chez des femmes de 65 ans et plus. Cependant le corps médical doit être alerté que chez des patients consultant pour une tout autre raison (une DMO), plus de 50% ont une LB invalidante.

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