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Ma.114 - Étude de 50 cas d'arthrite juvénile idiopathique, de forme polyarticulaire avec positivité des facteurs rhumatoïdes et/ou des anti-CCP
S Cadart (1); P Quartier (2); C Job Deslandre (2); S Guillaume-Czitrom (3); I Koné-Paut (3); JP Eschard (1); - (1) Reims - France; (2) Paris - France; (3) Le Kremlin-Bicêtre - France;
24ème Congrès
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Résumé
Introduction

La forme polyarticulaire avec facteur rhumatoïde positif représente 3 à 10% des arthrites juvéniles idiopathiques (AJI). L'objectif de ce travail est de décrire plus précisément cette entité, qui jusqu’à présent a été analysée dans des études épidémiologiques regroupant l’ensemble des arthrites juvéniles.

Matériels et Méthodes

Il s'agit d'une étude descriptive rétrospective de 50 patients, avec recueil des données sur dossier médical. Les critères d'inclusion étaient les suivants : une forme polyarticulaire, une positivité du facteur rhumatoïde ou des antiCCP et un début avant 16 ans.

Résultats

L'âge moyen au diagnostic était de 10.4±3 ans [2-16 ans ]. La durée moyenne d'évolution de la maladie au moment de l'enquête était de 9±8 ans [1- 37 ans]. Quarante cinq malades (90%) étaient de sexe féminin et 5 (10%) de sexe masculin. Les antécédents familiaux de rhumatisme inflammatoire étaient absents chez 78 % des patients. Le nombre moyen d'articulations douloureuses était de 7,4 ±7 et le nombre moyen d'articulations gonflées était de 5,7±6. Les moyennes de la CRP et de la VS étaient respectivement de 25±36 mg/l et 41±30 mm.
Le facteur rhumatoïde était présent dans 90% des cas.
Au moment du diagnostic, les antiCCP étaient positifs chez 20 patients, négatifs chez 4 patients et n‘avaient pas été réalisés chez 26 patients (52%). Au cours du suivi, les dosages supplémentaires réalisés avaient permis de dépister : 10 nouveaux cas positifs, 7 négatifs ; 13 patients n'ont jamais eu de dépistage.
Les radiographies initiales effectuées chez 20 patients (40%) étaient normales dans 24% des cas et révélaient des lésions structurales dans 16% des cas. Au cours du suivi pédiatrique, chez 40 patients réévalués, on notait des lésions destructrices chez 29 patients.
L’âge moyen d’utilisation du méthotrexate (MTX) était de 11,2 ans, et ce traitement était introduit en moyenne 10±10 mois après le diagnostic chez 42 patients (84%). La durée moyenne de traitement était de 28±22 mois chez ceux qui l’avaient arrêté et de 44±28 mois chez ceux qui le poursuivaient.
L’étanercept avait été utilisé chez 24 patients : 11 patients le poursuivaient depuis 46±33 mois, 12 enfants l'avaient arrêté après 22 ±22 mois et un adulte après 29 mois.
L’adalimumab avait été introduit chez 10 patients : 2 patients le poursuivaient depuis 17±16 mois, 6 enfants l'avaient arrêté après 9±7 mois et 2 adultes après 8,5±8 mois.
L’infliximab avait été utilisé chez 4 patients pendant en moyenne 20±20 mois.
L’abatacept avait été introduit chez 7 patients : 3 le poursuivaient depuis 36±36 mois en moyenne et 4 l’avaient arrêté après 4±1.5 mois.
Le tocilizumab était en cours chez 3 patients,
Au total, au moment de l’enquête, on notait : 1 rémission spontanée, 3 patients sous antiinflammatoires, 9 sous MTX seul, 2 sous DMARDS, 20 sous biothérapies (+/- MTX), 2 arrêts pour comorbidités associées et 1 arrêt pour grossesse. Douze patients étaient perdus de vue (5 suivis extérieurs et 7 ruptures de suivi).

Conclusion

Cette entité des AJI se caractérise par la survenue rapide de lésions destructrices. Le MTX et les biothérapies devraient être initiées précocément, car dans notre étude les traitements de fonds ont été introduits très tardivement.
Le dosage des antiCCP pourrait comme chez l’adulte constituer un facteur de mauvais pronostic articulaire.

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