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Me.038 - Cause d'arrêt des traitements antiostéoporotiques
A Roudaut (1); P Chicault (1); V de Saint-Pierre (2); P Martin (1); C Paturel Porzier (3); MA Timsit (1); I Valls Bellec (1); P Voisin (4); RHUMA 29 - (1) Brest - France; (2) Lesneven - France; (3) Landivisiau - France; (4) Morlaix - France;
24ème Congrès
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Résumé
Introduction

Cette enquête a pour objectif d’analyser les causes d'arrêt des traitements antiostéoporotiques prescrits par des rhumatologues.

Patients et Méthodes

8 rhumatologues du Finistère ont recueilli, à l'aide d’un interrogatoire au cours de la consultation, les données démographiques de leurs patients ostéoporotiques (âge et sexe des patients), la nature des traitements antiostéoporotiques pris (arrêtés ou en cours), ainsi que les causes de l'arrêt de cette prise en charge thérapeutique.

Résultats

L’enquête a inclus 75 patients, 89,3 % de femmes, d’âge moyen 71 ans et 10,7 % d’hommes, d’âge moyen 73 ans. Les patients étaient traités dans 79,5 % des cas, depuis 23 mois en moyenne. Les traitements antiostéoporotiques étaient en grande majorité des bisphosphonates (61,6 %), du ranélate de strontium (24,4 %), du raloxifène (6,4 %), du tériparatide (6,4 %) et un traitement hormonal de la ménopause (THM) dans 1,3 % des cas. Les rhumatologues ont estimé dans 74,4 % que les traitements prescrits étaient justifiés. Les traitements antiostéoporotiques étaient arrêtés par les médecins généralistes dans un cas sur deux (53,8 %), par un spécialiste (19,3 %) ou par les patients eux-mêmes dans 26,9 % des cas, et en particulier, lorsque le patient était jeune (âgé de moins de 60 ans). Dans 54 % des cas, le traitement était arrêté moins d’un an après le début de l‘instauration, que ce soit dès le 1er mois dans 13,2 % des cas, ou au cours des périodes 1-3 mois (14,5 %), 3-6 mois (13,2 %), et 6-12 mois (13,2 %). Parmi les causes d'arrêt des traitements, on a retrouvé dans 33 % des cas des problèmes de tolérance digestive, et la survenue était équivalente quel que soit l’âge. L'allergie n'a été retrouvée que dans 3 % des cas et concernait uniquement les patients âgés de plus de 70 ans. Des fractures sous traitement sont survenues dans 17 % des cas et étaient d’autant plus fréquentes que les patients étaient âgés de plus de 70 ans. Les rhumatologues ont prescrit un autre traitement antiostéoporotique dans 60 % des cas. Chez ces patients, le traitement initial était un bisphosphonate (47 %), du ranélate de strontium (40 %) et du tériparatide (6 %). Après un bisphosphonate, les rhumatologues ont prescrit un autre bisphosphonate (33 %), du ranélate de strontium (33 %), du tériparatide (17 %) et du raloxifène (17 %). Après un traitement par ranélate de strontium, un bisphosphonate a été majoritairement prescrit (79 %), puis du tériparatide (14 %) et un THS (7 %). Après le tériparatide, un bisphosphonate a systématiquement été prescrit.

Discussion

Ces résultats suggèrent que l’arrêt des traitements antiostéoporotiques est principalement lié à la survenue d’un effet indésirable, ou au manque d’efficacité entraînant la survenue d’une fracture sous traitement. Un nouveau traitement est ensuite prescrit dans plus d’un cas sur deux.

Conclusion

Que ce soit par les médecins, ou par les patients eux-mêmes, la première cause d’arrêt du traitement est l’intolérance digestive, et cela quel que soit l’âge des patients.

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