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Ma.019 - Suivi des syndromes de Gougerot-Sjögren avec anticorps anti-CCP : fréquence et facteurs prédictifs de l’évolution vers une PR
J Payet (1); R Seror (1); JE Gottenberg (2); E Berger (1); F Desmoulins (1); O Meyer (3); X Mariette (1); - (1) Le Kremlin-Bicêtre - France; (2) Strasbourg - France; (3) Paris - France;
24ème Congrès
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Résumé
Introduction

L’atteinte articulaire du Syndrome de Gougerot-Sjögren (SGS) se manifeste majoritairement par des arthralgies transitoires récidivantes et parfois par une véritable polyarthrite, sans destruction articulaire à la différence de la polyarthrite rhumatoïde (PR). Les anticorps anti-CCP, bien que très spécifiques du diagnostic de PR, ont été retrouvés dans d’autres maladies auto-immunes ; dans le SGS primitif, leur prévalence est de l’ordre de 5 à 10%.
L‘objectif principal de cette étude est de réaliser un suivi sur 5 ans ou plus de patients ayant un SGS primitif avec anticorps anti-CCP au diagnostic et de déterminer la fréquence et les facteurs prédictifs d’une évolution vers une PR.

Patients et Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective, observationnelle, multicentrique. Tous les patients suivis pour un SGS primitif, dans 2 centres de la région parisienne, ayant des anticorps anti-CCP et un suivi de plus de 5 ans ont été inclus dans cette étude. Au moment du diagnostic, les patients devaient remplir les critères AECG pour le diagnostic de SGS primitif mais pas les critères ACR 1987 de classification pour la PR. A l’inclusion, les données démographiques et cliniques concernant l’atteinte articulaire, le syndrome sec et les atteintes systémiques ont été collectées, ainsi que le bilan immunologique et radiologique. Au cours du suivi, le diagnostic de PR était posé en cas d’apparition d’érosions osseuses sur les radiographies standard. Des radiographies des mains et des pieds ont été réalisées au minimum à l’inclusion et à la fin du suivi.

Résultats

Au total, 16 patients ont été inclus dans l’étude, dont 14 (87,5%) étaient des femmes, l’age médian était de 52 (33 à 71) ans à l’inclusion. Sur les 16 patients, 10 (62,5%) avaient des arthralgies et 7 (43,7%) des arthrites au diagnostic. Le syndrome sec oral subjectif était présent chez 15 patients (93,7%) et le syndrome sec oculaire subjectif chez 14 patients (87,5%). Les anticorps anti SSA étaient retrouvés chez 10 patients (62,5%) et les anti SSB chez 6 patients (37,5%). Après un suivi médian de 8 ans (de 5 à 10 ans), 11 patients étaient toujours considérés comme ayant un SGS primitif et 5 patients avaient évolué vers une véritable PR érosive. Dans le groupe SGS, 1 patient avait des anti-CCP négatifs en fin d’étude, alors que leur taux était à 50 à l’inclusion. En analyse univariée, les facteurs associés d’évolution vers une PR étaient une VS élevée (p = 0,037) et une CRP élevée (p = 0,033) ainsi que la présence d’arthrites au diagnostic (p = 0,033). L’analyse multivariée ne retenait que la VS comme associée à un sur-risque d’évolution vers une PR.

Conclusion

Bien qu’il ait été établi que 5 à 10% des SGS primitifs ont des anti-CCP, un suivi rapproché clinique et radiologique parait indispensable car près d’un tiers de ces patients évoluent vers une PR érosive.

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