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Me.069 - Analyse de l’impact budgétaire de la prise en charge de la polyarthrite rhumatoïde en 1re, 2e et 3e lignes de traitement, après échec des traitements de fond
R Launois (1); JG Le Moine (1); I Daher (1); MC Boissier (2); - (1) Paris - France; (2) Bobigny - France;
24ème Congrès
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Résumé
Introduction

L’administration des biothérapies dans la polyarthrite rhumatoïde sévère exige des moyens financiers importants pour mettre ces médicaments à la disposition des malades. L’analyse d’impact budgétaire a pour objectif de quantifier l’ampleur de ces besoins de financements.

Matériels et Méthodes

Un modèle de Markov multi-cohorte a été construit sur 5 ans pour estimer le coût annuel de la prise en charge des 6000 nouveaux cas incidents et des 20000 malades déjà existants. 6 biothérapies ont été étudiées : adalimumab, certolizumab pegol, etanercept, golimumab, infliximab et tocilizumab. 3 critères cliniques, documentés à partir d’une méta-analyse multitraitement, ont été retenus pour caractériser les probabilités de transition : le taux de réponse ACR 50, le taux d’infection et le taux d’abandons précoces. La perspective retenue est celle de l’Assurance Maladie (prestations en espèce exclues). Les consommations de ressources hospitalières, ambulatoires et médicamenteuses, ont été estimées à partir d’une étude observationnelle et valorisées sur la base des nomenclatures administratives 2011. 3 scénarii d’évolution du marché ont été élaborés : stabilité des parts de marché 2011, chute de 10% des parts d’etanercept, hausse de 10% des parts d’etanercept.

Résultats

La revue systématique de la littérature a permis d’identifier 24 essais randomisés dont les résultats ont été synthétisés dans une méta-analyse bayésienne multitraitement. Les taux de réponse poolés ACR 50 pour les 6 biothérapies ont été estimés à 51% pour certolizumab pegol, 50% pour etanercept, 40% pour tocilizumab, 32% pour adalimumab, 29% pour golimumab et 28% pour infliximab. En prenant en compte le taux d’abandon précoce et le taux d’infection, les taux de succès des biothérapies s’élèvent respectivement à 32% pour etanercept, 27%pour certolizumab pegol, 21% pour tocilizumab, 17% pour adalimumab, 16% pour golimumab et 13% pour infliximab. Le coût du suivi de la cohorte, toutes dépenses confondues, a été estimé à 3,1 milliards d’euros sur 5 ans sur les 3 lignes de biothérapies, sous l’hypothèse de stabilité des marchés entre 2011 et 2015 (soit 16 459€ par an et par patient toutes thérapies confondues). Le modèle différencie- ces coûts moyens par produit, en termes de coûts médicamenteux et de coût global de la prise en charge. Les résultats sont les suivants : coût des thérapies ciblées par patient et par an adalimumab 11 224€, certolizumab pegol 11 625€, etanercept 11 807€, infliximab 12 923€, tocilizumab 13 585€ ; coût de la prise en charge globale par patient et par an adalimumab 12 202€, etanercept 12 670€, certolizumab pegol 12 717€, infliximab 24 911€, tocilizumab 29 934€.

Discussion

Le coût de la prise en charge de la polyarthrite rhumatoïde, toutes thérapies confondues, augmente lorsqu’etanercept perd 10% de part de marché par rapport à la situation où son taux de pénétration croît du même pourcentage, soit un surcoût de 26,5 millions d’euros sur 5 ans, i.e. 627€ par an et par patient. Ceci s’explique par des dépenses d’hospitalisation supplémentaires.

Conclusion

Une conception trop restrictive du coût du médicament évalué simplement en coût journalier du traitement peut masquer les retombées positives qu’il peut avoir sur les frais de fonctionnement du système de soins considéré dans son ensemble.

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