Poster électronique

Lu.128 - Intérêt d'un surguidon mobile (DBar) dans la pratique du cyclotourisme chez le sujet lombalgique
S Grosdent (1); G Yerna (1); C Demoulin (1); M Vanderthommen (1); - (1) Liège - Belgique;
24ème Congrès
Poster
0
0 votes.
Vu 42 fois.
Résumé
Introduction

Le cyclisme constitue l'une des activités récréatives les plus populaires et un moyen de transport régulier pour un grand nombre d'individus de par le monde. Néanmoins, la position sur un vélo classique peut se révéler contraignante et induire des douleurs rachidiennes (lombaires, dorsales ou cervicales) provoquant à terme l'abandon de cette activité. Bien que de nombreuses adaptations aient été développées afin d'améliorer le confort du cycliste, peu d'études scientifiques se sont consacrées à ce sujet. Cette étude avait pour objectif d'évaluer l'intérêt d'un surguidon mobile (D-Bar), permettant l'alternance des positions redressée et en antéflexion du tronc, lors de la pratique du cyclotourisme chez le sujet lombalgique chronique.

Matériels et Méthodes

Le groupe expérimental se composait de 20 sujets sédentaires ou sportifs de loisirs (10 sujets féminins et 10 sujets masculins) âgés en moyenne de 39 ± 11 ans et souffrant de lombalgie chronique (durée moyenne des douleurs 7 ± 6 ans ; score douloureux moyen de 2,2/10 sur une échelle visuelle analogique de la douleur). Chaque sujet réalisait à 2 reprises (avec et sans surguidon), selon un ordre aléatoire et à 3 jours d'intervalle, un parcours de 6,5 km comportant 3 côtes. Les réglages de la hauteur et de l'angle de selle étaient standardisés. Différents paramètres étaient relevés durant le parcours : intensité des douleurs rachidiennes (score EVA), perception de la difficulté de l'effort (score de BORG), temps d'utilisation du surguidon. L'intensité des douleurs rachidiennes était également évaluée directement, 24, 48 et 72 heures après la réalisation du parcours.

Résultats

Globalement, le temps de réalisation du parcours apparaissait majoré par l'utilisation du surguidon. Les sujets masculins utilisaient significativement (p<0.05) plus souvent le surguidon que les sujets féminins (pourcentages d'utilisation atteignant 82% et 55% du temps respectivement). La comparaison des deux modalités de parcours (avec et sans surguidon) révélait des douleurs rachidiennes moins importantes pendant (p<0.05) mais également dans les jours qui suivaient (p<0.01) la réalisation du parcours vélo avec le surguidon. Inversement, la perception de la difficulté de l'effort ne différait pas que le parcours soit réalisé ou non avec le surguidon.

Conclusion

L'utilisation d'un surguidon mobile (D-Bar) présente un intérêt chez le sujet lombalgique lors de la pratique du cyclotourisme. Les douleurs rachidiennes moins importantes ressenties lors de l'effort mais également dans les jours qui suivent la réalisation du parcours avec le surguidon pourrait résulter de la possibilité offerte par le système DBar d'alterner les positions redressée et en antéflexion du tronc.

remonter
44
Le poster a été trop consulté dans un laps de temps très court.
Fermer
Recherche
Par mot-clé : cliquez ici…
Congrès

Référence / Texte libre

Auteur

Réalisé par CYIM