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Me.48 - Déficit en vitamine D chez les femmes ayant une fragilité osseuse: une réalité
F Levy-Weil (1); D Sitruk-Khalfon (1); S Djennane (1); C Rosenberg (1); Y Nourmamod (1); C Cormier (2); JC Souberbielle (2); - (1) Argenteuil - France; (2) Paris - France;
21ème Congrès
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Résumé
Introduction

La vitamine D joue un rôle essentiel sur le métabolisme osseux. Son déficit contribue au risque de fracture par augmentation de la perte osseuse et par son effet direct sur le muscle.
L'objectif de notre étude est de déterminer et de comparer la fréquence et la sévérité du déficit en vitamine D chez les femmes avec fragilité osseuse.

Patients et Méthodes

261 femmes ayant une densité osseuse basse avec ou sans antécédent de fracture, ont été prises en charge consécutivement en consultation dans le service de Rhumatologie de l'hôpital d'Argenteuil, de janvier 2006 à mars 2008, à l'exclusion de toute ostéoporose secondaire. 129 femmes avaient eu au moins une fracture. L'âge moyen était de 64.9 ans et 65.9% des patientes étaient âgées de moins de 70 ans. La valeur seuil de concentration en 25 hydroxyvitamine D (25OHD) en dessous de laquelle le déficit en vitamine D a été défini, était de 30ng/mL (78nmol/L), tel que cela a récemment été décrit dans la littérature pour un bénéfice optimal osseux et extra-osseux. Les taux de 25OHD ont été répartis en quatre groupes : normal (25OHD≥30ng/mL), insuffisance modérée (20ng/mL≤25OHD<30ng/mL), insuffisance sévère (10ng/mL≤25OHD<20ng/mL) et carence (25OHD<10ng/mL).

Résultats

Un déficit en vitamine D a été retrouvé chez 96.2% de la population étudiée. Les femmes avec fracture étaient significativement plus âgées que les femmes sans fracture ( [68 ans (59-75) versus 62 ans (57-70) ; p<0.001] et avaient des taux de 25OHD modérément mais significativement plus bas [15 ng/mL (9-22) versus 18.4 ng/mL (11.0-24.9) ; p<0.01]. Seulement 5 patientes dans chaque groupe avaient un taux de 25OHD au dessus de 30ng/mL. La proportion de femmes ayant une concentration en 25OHD <10 ng/mL était comparable dans les deux groupes [27.9% (36/129) chez les femmes avec fracture versus 19.7% (26/132) chez les femmes sans fracture] mais davantage de femmes avec fracture avaient un taux de 25OHD <20 ng/mL [67.4% (87/129) versus 53.8% (71/132 ; p<0.05]. Il n'y avait pas de corrélation entre l'âge et 25OHD ni dans la population totale ni dans chacun des groupes.

Conclusion

Cette étude confirme la très grande fréquence du déficit en vitamine D dans une cohorte de femmes françaises avec fragilité osseuse, quelque soit sa sévérité, avec ou sans fracture. Ces constatations incitent fortement à rechercher de façon systématique un déficit en vitamine D chez toutes les femmes ayant une densité osseuse basse. Ainsi, une supplémentation adaptée devrait améliorer l'état osseux de cette population et optimiser les effets d'un traitement anti-ostéoporotique s'il est proposé.

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