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Lu.115 - Traitement du névrome interdigital de Morton par infiltrations échoguidées : à propos d’une série de 10 cas
R Ghozlan (1); F Zeitoun (1); - (1) Paris - France;
24ème Congrès
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Résumé
Introduction

Les auteurs rappellent la clinique de la maladie de Morton, les données de l'imagerie (échographie, IRM) et les options thérapeutiques : traitement médical conservateur, infiltrations, chirurgie.

Objectif :
Témoigner de l'importance de l'imagerie et en particulier de l'échographie pour affirmer le diagnostic, guider une infiltration et apprécier le résultat de cette dernière par un examen de contrôle.

Matériels et Méthodes

10 patients (8 femmes, 2 hommes) âgés de 49 à 85 ans (âge moyen 64,7 ans) présentaient une maladie de Morton qui évoluait depuis 6 mois à 7 ans. Elle était unilatérale 7 fois, bilatérale 3 fois.
Le diagnostic clinique reposait sur l'existence de douleurs à type de brûlures survenant à la marche (obligeant le patient à se déchausser), la présence du signe de Moulder (réapparition de la douleur lors d'une pression transversale exercée sur les orteils) et parfois l'existence de troubles sensitifs.

Le diagnostic clinique a été confirmé par l'imagerie : échographie dans tous les cas et l'IRM dans les quelques cas où l'échographie était, soit prise en défaut, soit n'arrivait pas à distinguer un névrome d'une bursite intermétatarsienne. Le siège de la maladie de Morton concernait le 3ème espace intermétatarsien 10 fois, le 2ème espace 7 fois, et le 1er espace 1 fois.

Le traitement par infiltrations de corticoïdes a été proposé soit d'emblée soit après échec du traitement médical et du port de semelles.

L'infiltration a été effectuée chez les 10 patients sous guidage échographique, une 2ème infiltration a été nécessaire 4 fois.

Résultats

Un bon résultat clinique a été observé 8 fois.
1 fois il a été noté un résultat moyen et 1 fois un échec ayant conduit à la chirurgie.
Un contrôle échographique post infiltrations a été réalisé 8 fois sur 10 ; il a été noté 7 fois sur 8 une amélioration des signes échographiques après un intervalle de 2 à 6 mois.

Discussion

Il apparait que l'échographie plus rarement l'IRM sont indispensables pour affirmer le diagnostic de névrome de Morton et pour guider le traitement infiltratif local, évitant ainsi, dans l'immense majorité des cas, le recours à la chirurgie.

Le guidage de l'infiltration par l'échographie, par sa précision, est un gage de bons résultats.

Conclusion

Le diagnostic du Névrome de Morton orienté par la clinique repose sur l'imagerie et en particulier sur l'échographie. Avant d'envisager une solution chirurgicale, on peut envisager un traitement infiltratif local, si possible guidé par l'échographie.

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