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Lu.001 - Effets in vitro et in vivo du PPi sur la réponse chondrocytaire à l’IL-1bêta
A Bianchi (1); F Cailotto (2); M Koufany (1); M Masson (3); D Moulin (1); J Guicheux (3); F Lioté (4); P Netter (1); P Reboul (1); JY Jouzeau (1); - (1) Vandoeuvre-Lès-Nancy - France; (2) Louvain - Belgique; (3) Nantes - France; (4) Paris - France;
24ème Congrès
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Résumé
Introduction

Le phénotype du chondrocyte articulaire est défini principalement par un profil d’expression des gènes codant la matrice extracellulaire spécialisée (MEC), en particulier le collagène de type II et les protéoglycanes de grande taille. Ce phénotype est altéré au cours du processus arthrosique (AO) qui s’accompagne d’épisodes inflammatoires d’intensité variable dans lesquels l’interleukine-1ß joue un rôle prépondérant. Le phénotype chondrocytaire est donc régulé par des cytokines mais également par des facteurs micro-environnementaux comme certains ions inorganiques présents dans les matrices biologiques tels que le pyrophosphate (PPi) et le phosphate (Pi). Ainsi, nous avons récemment démontré que la concentration extracellulaire de PPi (ePPi) contribue au maintien d’un phénotype chondrocytaire différencié chez le rat1. Cependant, un excès de PPi dans le milieu extracellulaire prédispose à la formation de cristaux de pyrophosphate de calcium.
Les objectifs de ce travail étaient de : i) confirmer in vitro l’impact du ePPi sur le phénotype de chondrocytes articulaires humains pathologiques (AO stimulés ou non par l’IL-1β) ; ii) étudier in vivo la capacité du ePPi à prévenir les modifications du phénotype chondrocytaire provoquées par l’injection intra-articulaire répétée d’1 µg d’IL-1ß chez le rat (modèle d’arthropathie).

Matériels et Méthodes

Les effets d’une supplémentation par 0,1 ou 1 mM d’ePPi dans le milieu de culture ont été étudiés sur des chondrocytes humains stimulés ou non par 1 ng/ml d’IL-1β. Les variations phénotypiques ont été analysées par TLDA. L’expression des gènes d’intérêt a été confirmée par PCR quantitative, et leur expression protéique par western blot et immunocytochimie. Lors des expériences in vivo ces analyses ont été complétées par l’étude histologique des articulations du genou (coloration HES, bleu Alcian et Safranine O-Fast Red) et celle du métabolisme des protéoglycanes patellaires (dosage colorimétrique des glycosaminoglycanes (GAGs), biosynthèse des GAGs par incorporation de S35).

Résultats

Le PPi (0,1 mM) stimule l’expression du facteur de transcription Sox-9, du collagène de type 2 et de plusieurs gènes impliqués dans la voie Wnt. Il prévient, en partie, la diminution de leur expression provoquée par l’IL-1ß. In vivo, l’injection intra-articulaire de 0,1 mM de PPi corrige, en partie, la diminution de biosynthèse des GAGs patellaires et la perte tissulaire de protéoglycanes provoquées l’IL-1ß. Le PPi tend également à réduire la dérégulation du phénotype chondrocytaire induite par l’IL-1ß, sans exercer d’action anti-inflammatoire sur la synovite.

Conclusion

Dans les chondrocytes humains en culture, l’ePPi diminue les anomalies phénotypiques associées au processus arthrosique ou provoquées par un stress cytokinique. In vivo, dans le modèle d’arthropathie à l’IL-1ß, le PPi limite les effets ß délétères de cette cytokine sur le cartilage.

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