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Ma.120 - Formes atypiques de syphilis : 2 cas
G Avenel (1); V Goeb (1); P Abboud (1); T Ait Abdesselam (1); O Vittecoq (1); - (1) Rouen - France;
21ème Congrès
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Résumé
Introduction

Les rapports de l'InVS et de l'eurosurveillance font cas d'une recrudescence de la syphilis principalement chez les homosexuels masculins, en périphérie des grandes villes. Nous rapportons 2 cas de syphilis à mode de révélation atypique.

Observation

Cas 1. Un homme de 48 ans, ancien toxicomane, a présenté en mars 2007, une urétrite à Ureaplasma urealyticum et Mycoplasma hominis non traitée. Il rapportait des relations hétérosexuelles avec partenaires multiples. En janvier 2008, il consulte pour une éruption cutanée généralisée associée à des arthralgies des genoux et du coude droit. Le patient est apyrétique, on retrouve une oligoarthrite des genoux et du coude droit et une éruption cutanée maculo-papuleuse et pustuleuse. VS à 76 mm à H1, CRP à 79 mg/L, hémocultures et ECBU stériles. Ponctions articulaires : liquide inflammatoire, stérile. Recherche de gonocoque et de Chlamydiae sur prélèvements urétraux négative. Dosage du complément sérique normal, recherche d'anticorps antinucléaires, d'ANCA et du facteur rhumatoïde négative. Sérologies VIH et hépatites négatives. TPHA à un titre supérieur à 10240, VDRL à 64. Biopsie cutanée : aspect de vascularite périfolliculaire avec folliculite intense. Nous diagnostiquons une syphilis secondaire chez un immunocompétent et instaurons un traitement par benzathine benzylpénicilline 2,4 MU une injection IM. A 7 mois, le patient est considéré comme guéri. Cas 2. Un patient de 53 ans, porteur d'hépatite B chronique traitée, présente en janvier 2008, une éruption cutanée maculeuse prurigineuse résolutive en 3 semaines. Une semaine après survenue d'une radiculalgie de topographie métamérique T8-T9-T10. Pas de chancre ni de signe génito-urinaire. Syndrome inflammatoire biologique. LCR eau de roche, stérile, protéinorachie à 3,46 g/L, 87 leucocytes/mm3 (98 % de lymphocytes) et 150 hématies/mm3. Sérologie de Lyme faiblement positive dans le sang et le LCR, sérologies VIH et des hépatites négatives. Nous suspectons alors une maladie de Lyme et débutons un traitement d'épreuve par ceftriaxone 2g/j pendant 21 jours. Sérologie de la syphilis (recherche d'une réaction croisée) : TPHA à 1280 et un VDRL à 32 dans le sang et TPHA à 80 (VDRL négatif) dans le LCR. Nous concluons neurosyphilis et poursuivons le même traitement. L'interrogatoire retrouve des relations hétérosexuelles avec des partenaires multiples. A 7 mois, le patient est considéré comme guéri.

Discussion

Ces 2 observations sont atypiques sur le plan clinique (tableau de gonococcie dans le 1er cas et de maladie de Lyme dans le 2nd) et épidémiologique (hétérosexualité et séronégativité pour le VIH).

Conclusion

Il faut savoir évoquer la syphilis devant des manifestations atypiques même chez des patients sans facteurs de risque.

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