Poster électronique

Me.013 - Corrélation entre la réponse au rituximab et la déplétion en lymphocytes B au cours de la polyarthrite rhumatoïde : intérêt de l'utilisation de la cytométrie de flux en méthode "ultrasensible"
AP Trouvin (1); S Jacquot (1); O Boyer (1); O Vittecoq (1); X Le Loët (1); V Goeb (1); - (1) Rouen - France;
24ème Congrès
Poster
0
0 votes.
Vu 39 fois.
Résumé
Introduction

Evaluer l'intérêt du suivi de la déplétion en lymphocytes B chez les patients atteints Polyarthrite Rhumatoïde (PR) traités par rituximab.

Patients et Méthodes

Etude monocentrique prospective menée au CHU de Rouen de mars 2010 à aout 2011. Tous les patients présentant une PR active (critères EULAR) et recevant du rituximab ont été inclus. Tous ces patients ont reçu 2 perfusions de 1 gramme de rituximab à 15 jours d’intervalle puis ont bénéficié ensuite d’un suivi clinique et biologique tous les 2 mois après leurs perfusions. Le suivi biologique portait sur la surveillance des paramètres inflammatoires, le suivi des taux d'anticorps (facteurs rhumatoide, anti-CCP), un typage lymphocytaire par cytométrie de flux standard et par méthode dite ultra-sensible (CMFus) [1] et un dosage pondéral des immunoglobulines. Etude à 6 mois de la réponse thérapeutique (EULAR) et sa corrélation à la déplétion lymphocytaire B.

Résultats

30 patients ont été inclus et 25 ont pu être réévalués sur au moins 6 mois. Le DAS 28 initial est de 5,14 en moyenne, 17 patients étaient positifs pour le facteur rhumatoïde et les anti-CCP et 5 patients n’avaient pas anticorps. A 6 mois, 19 patients (76%) avaient une bonne réponse thérapeutique EULAR et 5 patients (20%) une réponse thérapeutique modérée.
Après la première perfusion, 26 patients sur 30 (86%) présentaient une déplétion complète des lymphocytes B en CMFus. Cette déplétion complète se maintenait à 6 mois chez 16 patients sur 25 (64%) parmi lesquels 13 (81%) avaient une bonne réponse thérapeutique et 3 une réponse thérapeutique modérée. Chez les 9 patients montrant une déplétion incomplète des lymphocytes B à 6 mois, 6 (66%) avaient une bonne réponse thérapeutique, 2 une réponse thérapeutique modérée alors qu'un seul patient présentait une non-réponse thérapeutique.
Sur l'ensemble des typages lymphocytaire réalisés (N = 173) la technique de CMFus a permis de détecter des lymphocytes B sur 7 prélèvements alors que le typage lymphocytaire classique n'en avait pas retrouvé (N = 68), soit de retrouver des lymphocytes B non détectés dans 10% des cas.

Conclusion

Une déplétion complète en lymphocytes B après la première perfusion de rituximab semble prédictive d’une meilleure réponse thérapeutique. L’utilisation de la CMFus permet une analyse plus fine de la déplétion lymphocytaire et donc une meilleure compréhension d'éventuels échecs thérapeutiques sous rituximab. Elle pourrais permettre de guider le clinicien dans sa décision de retraitement par rituximab ou de rotation vers une autre biothérapie.

remonter
58
Le poster a été trop consulté dans un laps de temps très court.
Fermer
Recherche
Par mot-clé : cliquez ici…
Congrès

Référence / Texte libre

Auteur

Réalisé par CYIM