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Lu.124 - L'automédication en rhumatologie
A Hesbert (1); V Louis (1); E Curis (1); K Briot (1); L Gossec (1); S Poiraudeau (1); M Dougados (1); C Roux (1); E Flipon (1); - (1) Paris - France;
24ème Congrès
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Résumé
Introduction

20% des français sont atteints de pathologies rhumatologiques. Ces affections sont source de douleurs et de handicaps favorisant le recours à l’automédication. Celle-ci fait partie intégrante de la consommation de médicaments des Français, puisque 80 % des adultes y auraient recours (1). Notre étude prospective a pour objectif de décrire les comportements liés à l’automédication des patients atteints de pathologies rhumatismales.

Matériels et Méthodes

Une enquête a été réalisée dans un service de rhumatologie et de rééducation fonctionnelle de mai à juillet 2011. Un questionnaire a été élaboré afin de décrire les caractéristiques des patients, les comportements en matière d’automédication et la place des professionnels de santé vis-à-vis de celle-ci. Les patients ont été recrutés en hospitalisation et en consultation. Les critères d’inclusions ont été : l’âge et les pathologies rhumatologiques diagnostiquées. Les critères d’exclusions ont été : les patients ne parlant pas français ainsi que les patients atteints de troubles mnésiques.

Résultats

Notre étude a permis d’interroger 174 patients (femmes n =  147, âge moyen = 62 ans) présentant des pathologies différentes (diagnostics non exclusifs les uns des autres) : ostéoporotiques (64,9%), arthrosiques (34,5%), lombalgiques (22,4%) et maladies rhumatismales inflammatoires (18,4%). Les premiers résultats de l’enquête montrent que 85,6 % des patients (n = 149) ont recours à l’automédication en général et 65,5 % (dont 5,2 % souvent, 16,6 % occasionnellement et 43,7 % rarement) pour l’ensemble de leurs pathologies rhumatismales. Parmi ces 149 patients, les motifs d’automédication sont variables (2 motifs étaient possibles) : 12,0 % de ces patients n’ont pas le temps d’aller chez le médecin, 46,3 % déclarent que leurs symptômes ne sont pas graves et demandent conseils à leur pharmacien, 71,8 % ont déjà eu les mêmes symptômes et savent ce qu’ils doivent prendre. Il n’y a que 3,3 % des patients qui estiment le pratiquer pour des raisons économiques et 20,8 % des patients suivent les conseils de l’équipe de soin. Le recours à l’automédication est principalement lié à la présence de médicament au domicile : 55,0 % des patients utilisent des médicaments qui ont nécessité une ordonnance et 62,4 % des médicaments sans ordonnance. Les médicaments de l’entourage sont peu utilisés. Le recours à l’automédication est déclaré aux médecins par 63,8 % des patients, alors que 14,8 % ne le déclarent pas toujours et 20,1 % ne le déclarent jamais. La majorité des patients demande conseils à leur pharmacien (24,8 % de façon systématique, 38,3 % occasionnellement et 16,8 % rarement) et seuls 17,4 % ne les sollicitent jamais.

Conclusion

Les premiers résultats de notre étude montrent que notre population est représentative de la population générale (86 % des patients ont recours à l’automédication). L’automédication pour les pathologies rhumatismales reste inférieure à l’automédication en général. Dans 1/3 des cas, les patients ne le déclarent pas ou peu à leur médecin. La communication de l’ensemble des acteurs de santé avec le patient doit permettre de mettre en évidence cette pratique afin d’éviter toutes situations iatrogéniques.

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