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Me.66 - Place de l’imagerie dans le diagnostic des spondylodiscites infectieuses
M Othmane-Belhaj Salah (1); S Ben Hamouda (2); R Brahem (1); N Amara (2); S Bouker (1); M Younes (2); F Bayoudh (2); S Zrour (2); I Bejia (2); M Touzi (2); N Bergaoui (2); - (1) Ksar Helal - Tunisie; (2) Monastir - Tunisie;
21ème Congrès
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Résumé
Introduction

Les infections rachidiennes tuberculeuses ou à pyogènes ne sont pas exceptionnelles puisqu'elles représentent 70 à 80 % des infections ostéoarticulaires de l'adulte. Le but de ce travail est d'illustrer l'apport de l'imagerie dans l'exploration des spondylodiscites infectieuses.

Matériels et Méthodes

Etude rétrospective de 30 cas de spondylodiscite infectieuse colligés sur une période de 7 ans ; dont 16 cas sont secondaires à des germes pyogènes, 12 d'origine tuberculeuse et 2 cas de Brucellose. Tous les patients ont bénéficié de radiographie standard, la TDM dans 18cas et l'IRM du rachis dans 14cas.

Résultats

Les localisations lombaires (17) et dorsales basses (10) représentent les atteintes les plus fréquentes. L'atteinte du rachis cervical est plus rare (3cas). Un seul étage atteint dans 26 cas, une spondylite tuberculeuse avec atteinte de l'AIAP dans un cas. Les radiographies standard ont permis le plus souvent de mettre en évidence les signes majeurs de la spondylodiscite qui sont l'érosion des plateaux vertébraux et le pincement discal. En plus des lésions osseuses, la TDM montre les atteinte des parties molles para vertébrales (15cas) L'IRM est supérieur dans le diagnostic précoce et dans l'étude de l'extension endocanalaire épidurale, médullaire et aux parties molles. On insiste aussi sur l'apport de l'imagerie interventionnelle pour le diagnostic étiologique définitif (isolement du germe) et pour un éventuel drainage des collections para vertébrales.

Discussion

Les infections vertébrales surviennent à tout âge . Les manifestations cliniques dépendent du germe et du terrain sur lequel se développe l'infection. Il existe un temps de latence variant de 2 à 12 semaines entre l'installation des symptômes cliniques et l'apparition d'anomalies sur les clichés standards. En cas de spondylodiscites tuberculeuse, les lésions osseuses sous chondrales réalisent l'aspect caractéristique de carie centrale avec une volumineuse érosion unique située au centre du plateau vertébral, typiquement en miroir de part et d'autre du disque, souvent plus nette sur le scanner que les radiographies standards. Le scanner permet de mieux visualiser les lésions osseuses, l'extension aux parties molles péri vertébrale et intracanalaire.L' IRM permet un diagnostic précoce alors que les radiographies standards et le scanner sont encore normaux. Grâce à une exploration globale, elle permet de détecter les lésions multifocales. Elle possède la meilleure résolution spatiale et en contraste, fournissant des renseignements sur le fourreau dural, le retentissement médullaire et les parties molles para vertébrales. C'est l'examen de première intention lorsqu'il existe une atteinte neurologique.

Conclusion

Les infections rachidiennes ne sont pas exceptionnelles. Leur présentation clinique est souvent peu spécifique. L'imagerie médicale surtout l'IRM permet d'établir le diagnostic et fournit une cartographie complète des lèsions.

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