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Lu.26 - Hémopathies associées à des pathologies rhumatologiques dans un service de rhumatologie au Sénégal
S Diallo (1); M Mbengue (1); S Fall (1); FS Ndiaye (1); - (1) Dakar - Sénégal;
25eme Congrès
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Résumé
Introduction

L’objectif de ce travail est décrire les hémopathies associées à des pathologies rhumatismales dans un service de rhumatologie Sénégalais.

Patients et Méthodes

Etude rétrospective menée dans le service derhumatologie du CHU Aristide Le Dantec entre Janvier 2000 et Août 2012, où nous avons colligé toutes les observations de syndromes lymphoprolifératifs ou myéloprolifératifs au cours de pathologies rhumatologiques inflammatoires (systémiques autoimmunes ou non) ou dégénératives. Le diagnostic de l'hémopathie a été établi après confrontation d’arguments épidémiologiques, cliniques, paracliniques, évolutifs et après avis d'expert en milieu spécialisé hématologique.

Résultats

Ainsi, 20 observations avaient été colligées (8 hommes et 12 emmes, d’âge moyen de 65 ans, extrêmes entre 59 et 85 ans). Les hémopathies se répartissaient en syndromes lymphoprolifératifs (17 cas) et myéloprolifératifs (3 cas). Les syndromes lymphoprolifératifs étaient des gammapathies monoclonales de signification indéterminée, MGUS des Anglo-saxons, notées chez 15 patients (9 cas de type IgG lambda, 4 cas de type IgG kappa et 2 cas indéterminés), lymphome de type MALT oculaire (1 cas) et maladie de Kahler (1 cas). Les MGUS étaient associées à des maladies auto-immunes dans 8 cas (essentiellement le syndrome de Gougerot-Sjögren primitif : SGSP) et à des affections dégénératives dans 7 cas. Le lymphome de type MALT était associé à un SGSP. La maladie de Kahler était associée à une spondylarthrite ankylosante. Quant aux syndromes myéloprolifératifs, ils se répartissaient en leucémies myéloïdes chroniques (LMC) (2 cas) et une polyglobulie (1 cas). Les 2 LMC étaient toutes deux associées à une polyarthrite rhumatoïde. La polyglobulie était associée à un SGSP. Le lymphome de type MALT a été traité par polychimiothérapie. Le myélome multiple par un protocole de type Alexanian associé à des bisphosphonates. Les LMC avaient été traitées imatinib mésylate (Glyvec*) et la polyglobulie par Hydreéa. Les MGUS avaient bénéficié d'une surveillance semestrielle (avec réalisation d'une calcémie et une électrophorèse des protéines). L'hydroxychloroquine (400 mg/j) était instaurée chez les patients atteints de SGSP et de PR, associée chez certains à la prednisone (5 à 10 mg/j). Deux patients avec des MGUS sont décédés d’affections non liées à la MGUS. Les autres patients vivent toujours avec un recul de suivi entre 2 ans et 10 ans.

Conclusion

Notre étude souligne la diversité des hémopathies rencontrées au cours des affections rhumatismales dans notre service. Cette association mérite cependant d’être connue. En effet, l’association MGUS et SGSP serait prédictive de survenue de lymphomes.

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