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Lu.75 - Rhumatismes inflammatoires chroniques : place de la corticothérapie quand l’accès aux traitements conventionnels est limité
DS Ralandison (1); F Andrianjafison (1); OH Rakotonirainy (1); OM Razanaparany (1); F Rapelanoro Rabenja (1); - (1) Antananarivo - Madagascar;
25eme Congrès
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Résumé
Introduction

De par son efficacité rapide et son coût très accessible, la corticothérapie est très largement prescrite dans notre pratique en pays aux ressources limitées. Le but de ce travail est d’évaluer la place de la corticothérapie dans la prise en charge des rhumatismes inflammatoires chroniques et d’identifier les effets indésirables majeurs qui lui sont imputées.

Patients et Méthodes

C’est une étude rétrospective des dossiers de patients vus en consultation et/ou hospitalisation pour polyarthralgie évoluant depuis plus de six semaines dans l’unique service de Rhumatologie du pays, entre juillet 2008 et juillet 2011. Nous avons évalué la prescription de corticothérapie avant et après. Les effets indésirables majeurs évalués et qui lui sont directement attribuées étaient le diabète, l’hypertension artérielle, l’insuffisance surrénalienne et la fracture à basse énergie. Chaque patient évalué a été suivi au moins durant un an après l’instauration d’une corticothérapie.

Résultats

Nous avons retenu 50 patients, âge moyen 45,92 ans, sex ratio 0,28. Leur maladie évoluait depuis 76,46 mois auparavant en moyenne. Nous avons isolé 31 cas (62%) de polyarthrite rhumatoïde, 7 cas (14%) de connectivites, 4 cas (8%) de spondylarthrite. Dix-neuf patients (38%) avaient déjà reçu une corticothérapie avant leur consultation en Rhumatologie, avec une durée variant de un mois à 20 ans. Aucun de ces patients n’a reçu de traitement préventif de l’ostéoporose. Après leurs consultations en Rhumatologie, nous avons prescrit une corticothérapie par voie orale chez 48 patients (96%) dont 6 (12,50%) précédée d’un bolus de méthylprednisone. La dose initiale prescrite était en moyenne de 19,28 mg/j d’équivalent prednisone. Nous avons observé 12 cas (24%) d’effets indésirables majeurs dont : 3 cas d’insuffisance surrénalienne, 3 cas d’HTA, 2 cas de fractures de basse énergie, 2 cas d’infection grave nécessitant une hospitalisation pour antibiothérapie par voie parentérale, et un cas de diabète. Le Méthotrexate était introduit chez 42 (86%) des malades. Seuls 4 patients (8,16%) bénéficiaient d’une supplémentation vitamino-calcique et d’un traitement de fond de l’ostéoporose.

Discussion

La corticothérapie reste au centre de nos moyens thérapeutiques dans les rhumatismes inflammatoires chroniques. Les patients ayant souvent une maladie avancée et évoluant depuis plusieurs années, l’effet anti-inflammatoire rapide de la corticothérapie est indispensable pour l’adhésion des patients au suivi médical. La posologie relativement élevée que nous instaurons à nos patients y trouve également son explication. Cependant, des efforts sont à promouvoir pour améliorer la disponibilité et l’accessibilité de la population aux traitements immunosuppresseurs et immunomodulateurs. La formation des médecins et l’éducation des patients dans la gestion d’une corticothérapie au long cours sont indispensables pour limiter les effets secondaires graves.

Conclusion

Dans notre contexte actuel de l’exercice de la Médecine, la place occupée par la corticothérapie reste et restera primordiale. Le renforcement de l’éducation thérapeutique des patients et la formation des médecins constituent des moyens abordables pour limiter ses complications.

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