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Lu.41 - Arthrite septique : la hantise des rhumatologues et où la tuberculose reste une cause fréquente
OH Rakotonirainy (1); M Razakanaivo (1); H Rakotoharivelo (1); OM Razanaparany (1); DS Ralandison (1); - (1) Antananarivo - Madagascar;
25eme Congrès
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Résumé
Introduction

A cause de ses difficultés diagnostiques et thérapeutiques, l’arthrite septique constitue la hantise des rhumatologues des pays en voie de développement. Les lacunes dans la formation des médecins, la non-disponibilité ou l’accessibilité très limitée aux techniques bactériologiques retardent énormément le diagnostic. L’antibiothérapie à l’aveugle avant l’arrivée en milieu spécialisé complique le diagnostic étiologique. Nous illustrons ces difficultés de prise en charge à travers cette étude épidémioclinique et bactériologique de l’arthrite septique réalisée dans notre service.

Patients et Méthodes

C’est une étude rétrospective et descriptive sur dossiers de patients hospitalisés pour arthrite septique entre janvier 2010 et janvier 2012 dans l’unique service de Rhumatologie de notre pays. Nous avons évalué les paramètres en relation avec la prise en charge avant, pendant et après l’hospitalisation.

Résultats

Nous avons retenu 17 patients, avec une moyenne d’âge de 34 ans. Avant l’hospitalisation, la maladie a évolué en moyenne depuis 4 mois, avec des extrêmes de 5 jours à 3 ans. Avant l’hospitalisation, aucun patient n’a eu de prélèvement bactériologique et une antibiothérapie à l’aveugle a été prescrite chez 35,3%. Cinq patients (29,5%) avaient une arthrite septique du genou, et 17,5 % une spondylodiscite. Aucun des patients n’a eu de facteurs d’immunodépression. Pour les explorations bactériologiques, 64,70% des patients ont pu bénéficier d’un examen du liquide articulaire et 35,29% de séries d’hémocultures. Pour l’étiologie, nous avions 23,5% d’arthrite gonococcique et 29,4 % d’arthrite tuberculeuse. Aucun germe n’a été retrouvé chez cinq patients (29,5%) chez qui une antibiothérapie probabiliste suivant le protocole du service a été instaurée. L’évolution a été favorable chez 64,7% des patients, tandis que 29,41% ont été perdus de vue. Un patient était décédé des suites directes de l’arthrite septique.

Discussion

En plus des problèmes liés à la prise en charge extrahospitalière, les difficultés restent entières durant l’hospitalisation car les examens bactériologiques sont difficilement accessibles à la population. Les séries d’hémocultures et l’examen du liquide articulaire coûtent à eux seuls 87,5% du salaire minimal. Les techniques de prélèvements disco vertébraux guidés par la tomodensitométrie ne sont pas disponibles. Si l’antibiothérapie antituberculeuse est gratuite, le coût direct des 6 semaines de traitement d’une arthrite septique à streptocoque s’élève à 1762% du salaire minimal. Ce coût financier de la prise en charge constitue le premier blocage pour une bonne observance thérapeutique. L’élaboration d’un algorithme diagnostique et thérapeutique, basé sur une étude épidémioclinique et bactériologique locale, améliorerait le rendement dans la prise en charge de l’arthrite septique.

Conclusion

Les problèmes liés à la prise en charge de l’arthrite septique sont multifactoriels : humains, techniques et financiers. L’élaboration de recommandations de prise en charge de l’arthrite septique adaptées aux contextes réelles d’exercice de la Médecine fait partie des solutions primordiales.

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