Poster électronique

Me.15 - Apport de l'IRM dans le diagnostic des spondylarthropathies
H Hachfi (1); H Zaghlaoui (1); H Zaghouani (1); S Belghali (1); K Baccouche (1); H Ben Fredj (1); A Jamel (1); E Bouajina (1); - (1) Sousse - Tunisie;
25eme Congrès
Poster
0
0 votes.
Vu 43 fois.
Résumé
Introduction

L’imagerie tient une place importante dans le diagnostic des SpA (spondylarthropathies). Les nouveaux critères diagnostiques intègrent l’IRM des sacro-iliaques permettant un diagnostic précoce des lésions inflammatoires à un stade infra-radiologique. Néanmoins, l’atteinte inflammatoire peut exclusivement être rachidienne d’où il nous semble utile de coupler les deux explorations.

Patients et Méthodes

Etude prospective intéressant 27 patients suivis pour une SpA colligés dans le service de rhumatologie du CHU Farhat Hached de Sousse. Notre objectif est de déterminer l’intérêt de l’IRM rachidienne chez des patients présentant des symptômes cliniques sans traduction radiologique et de rechercher des facteurs prédictifs de cette atteinte rachidienne.

Résultats

Il s’agit de 17 hommes et 10 femmes. L’âge médian était de 37 ± 10 ans [27-43]. La majorité des patients avaient une spondylarhtrite ankylosante (14 cas), un rhumatisme psoriasique (2 cas), une SpA liée aux entérocolopathies (maladie de Crohn) (3 cas), une spondylarthropathie juvénile (2 cas), une SpA indifférenciée (5 cas) et une arthrite réactionnelle (un cas). L’âge médian de début de la SpA était de 32 ans avec une durée d’évolution de la maladie de 4 ans. Chez huit patients, la maladie évoluait depuis moins de deux ans. La plupart des patients présentaient des douleurs fessières (22 cas) et des rachialgies (19 cas). La médiane du BASDAI était de 4 ± 2 [3,4-6,1] et celle du BASFI de 3,35 ± 2,14 [2,25-5,75]. La VS était accélérée dans 16 cas et la CRP élevée (> 6 mg/l) dans 12 cas. Les AINS ont été utilisés dans 21 cas, la corticothérapie orale (10 mg/j) (6 cas) et le traitement de fond (9 cas). Une sacroiliite radiologique a été observée dans 22 cas. L’IRM a été réalisée dans 21 cas montrant une sacroiliite dans 12 cas définie par la présence d’un œdème osseux sur au moins une région des sacro-iliaques (57,1%). L’atteinte a été bilatérale dans 9 cas. Des lésions structurales isolées ont été observées dans 5 cas traduisant une sacro-iliite préalable. Les radiographies standard du rachis étaient normales dans tous les cas. Des lésions inflammatoires ont été observées à l’IRM rachidienne dans 18 cas (66,6%) dont 5 cas ont été asymptomatiques. L’atteinte du rachis cervical à l’IRM a été notée dans un cas, l’atteinte du rachis dorsal dans 12 cas alors que celle du rachis lombaire a été la plus fréquente (14 cas). Ces lésions ont été multifocales dans 9 cas. L’IRM a permis d’objectiver une spondylite de Romanus dans 17 cas, une spondylodiscite inflammatoire d’Anderson (3 cas) et une atteinte inflammatoires des articulaires postérieures (3 cas). Trois, parmi les patients ayant des lésions inflammatoires rachidiennes, n’avaient pas de sacro-iliite à l’IRM (14,2%). La recherche de facteurs associés à cette atteinte inflammatoire rachidienne a permis de retenir une CRP élevée (p = 0,006) et la présence simultanée d’une sacro-iliite à l’IRM (p = 0,032).

Conclusion

La mise à disposition de nouvelles possibilités thérapeutiques plus efficaces renforce l’intérêt d’un diagnostic précoce des SpA d’où l’intérêt de l’IRM permettant ainsi de visualiser, de quantifier et de définir l’activité de la maladie à un moment donné. L’atteinte rachidienne n’apparaît pas spécifique mais peut orienter le diagnostic lorsqu’elle est associée à un faisceau d’arguments cliniques et biologiques.

remonter
54
Le poster a été trop consulté dans un laps de temps très court.
Fermer
Recherche
Par mot-clé : cliquez ici…
Congrès

Référence / Texte libre

Auteur

Réalisé par CYIM