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Ma.123 - L’estime du soi chez les patients suivis pour spondylarthrite ankylosante
H Bahouq (1); F Allali (1); H Rkain (1); J Hakkou (2); N Hajjaj-Hassouni (1); - (1) Rabat - Maroc; (2) Rabat - France;
25eme Congrès
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Résumé
Introduction

La spondylarthrite ankylosante (SPA) est un rhumatisme chronique qui peut altérer la qualité de vie physique, sociale et affective des patients ainsi que leur estime du soi. Peu d’études se sont intéressées à l’évaluation de l’estime du soi chez les patients suivis pour SPA. L'objectif de cette étude est d'évaluer la prévalence d’une moindre estime du soi chez les patients suivis pour SPA et de déterminer les facteurs prédictifs d’une moindre estime du soi chez ces patients.

Patients et Méthodes

100 patients suivis pour SPA selon les critères de New York (70% hommes, 30% femmes, âge moyen de 38.9±12.6 ans) ont été inclus. Le statut psychologique était évalué par le Hospital Anxiety and Depression Scale. La douleur, l’activité et le retentissement fonctionnel de la maladie ont été évalué respectivement par l’échelle visuelle analogique, le Bath Ankylosing Spondylitis Disease Activity Index et le Bath Ankylosing Spondylitis Functional Index. Pour évaluer la fatigue et l’estime du soi, le Multidimensional Assessment of Fatigue et le Rosenberg scale pour l’estime du soi ont été utilisés.

Résultats

71% patients avaient une moindre estime du soi. Ces patients souffraient de dépression et d’anxiété plus que les patients ayant une bonne estime du soi (respectivement 69 vs. 6.9% ; p<0.0001 et 33.8 vs. 6.9% ; p = 0.005). Une moindre estime du soi était corrélée à l’activité de la maladie (r = -0.48, p<0.0001), son retentissement fonctionnel (r = -0.44, p<0.0001), la fatigue (r = -0.57, p<0.0001), la dépression (r = -0.76, p<0.0001), l’anxiété (r = -0.53, p<0.0001) et la douleur (r = -0.29 ; p = 0.004). En régression logistique, la dépression (OR = 1.526 ; IC 95% (1.205-1.932) ; p<0.0001) et une SPA active (OR = 1.595 ; IC 95% (1.015-2.506) ; p = 0.04) étaient les facteurs de risque indépendants d’une moindre estime du soi.

Conclusion

Cette étude suggère que la prévalence d’une moindre estime du soi chez les patients suivis pour SPA est importante. Ceci parait être plus lié à l’activité de la maladie et à la tendance dépressive du patient.

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