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Lu.38 - Etude épidémio-génétique de formes familiales françaises de maladie osseuse de Paget
L Michou (1); C Collet (2); J Morissette (1); M Audran (3); T Thomas (4); ER Gagnon (1); JM Launay (2); JL Laplanche (2); JP Brown (1); P Orcel (2); - (1) Québec (Québec) - Canada; (2) Paris - France; (3) Angers - France; (4) Saint-Etienne - France;
21ème Congrès
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Résumé
Introduction

La maladie osseuse de Paget se transmet dans un tiers des cas selon un mode autosomique dominant. Un premier gène, SQSTM1, a été identifié en 2002 au locus 5q31. A ce jour, 14 mutations de ce gène ont été publiées. La mutation récurrente P392L est la plus fréquente. Ces mutations sont présentes dans 37% des formes familiales et 8% des cas isolés. Une étude réalisée chez 94 individus français atteints non apparentés a permis d'identifier des mutations de SQSTM1 chez 12 patients (13%), dont 8 porteurs de la mutation P392L.
L'objectif de ce travail était de collecter des formes familiales françaises de maladie osseuse de Paget afin de déterminer la fréquence des mutations de SQSTM1 dans les familles et de sélectionner des familles non mutées afin de rechercher de nouveaux locus de la maladie.

Patients et Méthodes

18 individus français atteints de maladie osseuse de Paget typique avecau moins un apparenté atteint, ou un âge de diagnostic inférieur à 55 ans, ou une atteinte d'au moins 4 localisations osseuses, ou la présence d'une déformation au diagnostic ont été sélectionnés, ainsi que leurs apparentés au premier, voire second degré. Les inclusions ont été réalisées dans 3 CHU français. Des prélèvements sanguins pour extraction d'ADN ont été effectués chez tous les individus. Une scintigraphie osseuse était réalisée chez les individus n'en ayant pas subit une dans les 10 dernières années. Des données sur les caractéristiques de la maladie osseuse de Paget, des données familiales et environnementales ont été recueillies. La recherche de mutations du gène SQSTM1 a été réalisée par séquençage des exons 7 et 8 du gène SQSTM1.

Résultats

83 individus appartenant à ces 18 familles ont été recrutés. Les 18 cas index comprenaient 9 femmes et 9 hommes. 12 d'entre eux avaient une forme polyostotique et 6 avaient une déformation osseuse au diagnostic. L'âge moyen au diagnostic était de 51 ± 15 ans.
Deux apparentés se savaient porteurs d'une maladie osseuse de Paget. Trois nouveaux cas ont été dépistés lors de cette étude chez les apparentés et 23 autres apparentés sont actuellement en cours d'exploration.
Il n'y avait pas de différences significatives entre individus sains et atteints concernant le contact avec des animaux domestiques dans l'enfance ou à l'âge adulte, ni dans le fait de travailler dans une ferme dans l'enfance ou à l'âge adulte, ou la prise d'alcool. En revanche 43,5% des individus atteints étaient des fumeurs actifs ou anciens fumeurs versus 18,3% des individus sains (p = 0,02).
L'analyse moléculaire du gène SQSTM1 est actuellement en cours. Les résultats préliminaires du séquençage nous ont déjà permis d'identifier des mutations de SQSTM1 dans 4 familles sur les 13 premières familles analysées, la mutation P392L étant présente dans 3 familles.

Conclusion

Parmi les 18 familles atteintes de maladie osseuse de Paget, le tabagisme est le seul facteur environnemental identifié chez les individus atteints. Des mutations dans le gène SQSTM1 sont présentes dans au moins 4 familles, laissant suggérer la présence d'au moins un autre locus de susceptibilité de la maladie.

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