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Lu.90 - La prévalence de l’insuffisance surrénalienne sous corticothérapie au long cours : étude prospective de 35 cas
K Nassar (1); S Janani (1); I Elarchani (1); W Rachidi (1); N Ettaouil (1); O M'kinsi (1); - (1) Casablanca - Maroc;
25eme Congrès
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Résumé
Introduction

Les corticoïdes utilisés à des doses pharmacologiques sont encore une des classes thérapeutiques de base dans de nombreuses maladies inflammatoires. Mais l’action suppressive qu’exerce ces derniers sur hypothalamohypophyse entraîne une atrophie des surrénales, avec perte des capacités sécrétoires en cortisol. Très peu de données épidémiologiques sont disponibles pour confronter cette assertion. Elle reste probablement aussi une maladie rare. Objectif de l’étude : Déterminer la prévalence de l’insuffisance surrénalienne liée à la corticothérapie au long cours, à travers une étude prospective auprès 35 cas.

Patients et Méthodes

Nous avons réalisé une étude prospective, analytique, ouverte, menée entre janvier 2011 et mai 2012, portant sur 35 patients suivis au service de rhumatologie, sous corticothérapie au long cours. Après avoir recueilli tous les données concernant le patient, le dosage du cortisol basal de 8h et de 16h a été effectué chez tous les patients à la dose de 5 ou 7.5 mg/jour, et chez les patients présentant au cours ou à l'arrêt du traitement les signes cliniques d'insuffisance surrénalienne aigue. Les patients qui ont reçus de la corticothérapie parentérale ont été également inclus, et étaient exclus ceux qui sont suivis pour une insuffisance surrénalienne d’autres origines. Les patients ont bénéficié d’une éducation thérapeutique puis un suivi a été réalisé.

Résultats

Parmi nos patients, 77.1 % étaient de sexe féminin, l’âge moyen était de 51.5 ans ± 10 ans. La maladie nécessitant la prise de corticothérapie était majoritairement la polyarthrite rhumatoïde (54.4%). La durée moyenne de prescription de la corticothérapie était de 6 ans. Le type de corticothérapie était principalement de la prednisone par voie orale, à des doses variant de 5-60 mg/jour, chez 80% des patients. La méthylprédnisolone intra-articulaire chez trois cas. La bétaméthasone en intra-articulaire chez deux cas, et la voie inhalée chez deux cas. Parmi les patients sous corticothérapie orale, le protocole de dégression était majoritairement lent (82.14%) et rapide pour 5 cas. Une bonne observance thérapeutique était notée chez 23 patients (65.7%). A la dose physiologique, les signes cliniques d’insuffisance surrénalienne ont été présents chez 11 patients (31.4%). 4 cas ont présentés une insuffisance surrénalienne aigue décompensée par le stress chez deux cas, et l’arrêt brutal de la corticothérapie pour deux cas. Sur le plan biologique, 23 patients étaient en insuffisance surrénalienne (65.7%), comme l’atteste la dose de la cortisolémie de base (8h<62ug, 16<23ug), la durée moyenne de sa survenue était de 2 ans. Ces patients ont été traités par la suite par l’hydrocortisone à 30 mg/jour, avec une éducation thérapeutique, et ils ont été revus après 3 mois. L’évolution clinique était bonne chez tous les patients, sauf 3 cas qui rapportaient la persistance de myalgies, fatigabilité et d’asthénie. Un contrôle après 6 mois de la cortisolémie était demandé.

Conclusion

La recherche d’insuffisance surrénalienne lente, l’harmonisation standardisée des modalités de sevrage sont indispensables chez les patients en dégression de la corticothérapie au long cours pour que le diagnostic et le traitement soient dans les meilleurs délais. L’information du patient sur le risque d’insuffisance surrénalienne aigue a également l’intérêt de fédérer notre vaste discipline autour d’une préoccupation clinique quotidienne. Le non recours au test au synacthéne chez nos malades revient sur sa négativité prédictive attestée par plusieurs études.

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