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Lu.69 - Perception de la gêne induite par les effets indésirables de la corticothérapie au long cours : enquêtes comparatives entre patients et médecins
K Nassar (1); S Janani (1); W Rachidi (1); N Ettaouil (1); O M'kinsi (1); - (1) Casablanca - Maroc;
25eme Congrès
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Résumé
Introduction

Les glucocorticoïdes sont des dérivés semi-synthétiques des hormones corticosurrénaliennes. Par leur effet aussi bien anti-inflammatoire que structural, ils sont utilisés en thérapeutique dans plusieurs maladies inflammatoires. Mais leur usage demeure l’objet de controverses. Les études confirment l’effet délétère qui reste dose dépendant, et les nouvelles stratégies justifient la réévaluation du rapport bénéfice et risque. Objectif du travail : Réalisation des enquêtes comparant ce que les médecins spécialistes observent et les vécus des patients sur la fréquence et la gêne induite par les effets secondaires des corticoides.en vue d’une meilleure optimisation de la prise en charge.

Patients et Méthodes

Entre Décembre 2011 et Mai 2012, nous avons réalisés deux enquêtes descriptives transversales, menée auprès 125 patients suivis au service de Rhumatologie de Casablanca, recevant une corticothérapie systémique prolongée et 85 praticiens Hospitaliers de diverses spécialités au même centre Universitaire de Casablanca. Les questionnaires comportaient des questions à choix unique ou multiples, établies en collaboration avec le service de Biostatistiques-Epidémiologie et Informatique Médicale, concernant notamment, la perception de la gêne induite par les effets indésirables d’une corticothérapie prolongée systémiques, déclarés par les patients et comparés par l'expérience des médecins.

Résultats

Les patients interrogés recevaient en moyenne les corticoïdes depuis 73.6 mois. La dose maximale moyenne prescrite était de 44.87 mg/jour. Le plus souvent pour un rhumatisme inflammatoire (50.4%).Les patients rapportaient, une prise du poids (41,6 %), 44 patients ont ressentis divers symptômes neuropsychiques, avec une fréquence de 56 %, des troubles cutanés (28,8 %). Par ailleurs, L’effet indésirable considéré par les praticiens le plus gênant était la prise du poids, le diabète, les troubles trophiques cutanés, la lipodystrophie, le déséquilibre tensionnel et les épigastralgies. Les signes neuropsychiques étaient sous-estimés par les médecins, leur fréquence était de 27 %. Par ailleurs, 80% des patients reconnaissent s’être renseignés sur la maladie et le traitement par corticothérapie avant son début.

Conclusion

L’amélioration de la prise en charge et l’optimisation de l’observance thérapeutique des patients sous corticothérapie systémique au long cours sont obligatoires et nécessaires pour de meilleurs échanges médecins-malades. Ceci impose la nécessité d’un contrôle régulier des effets indésirables, l’accompagnement spécifique des patients, qui doivent être attribués de façon systémiquement.

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