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Ma.58 - Épiphysiolyse de hanche post-traumatique chez un jeune adolescent : un cas de diagnostic manqué
S Mansouri (1); L Tahiri (1); FZ El Ouazzani (1); FE Abourazzak (1); S Tizniti (1); T Harzy (1); - (1) Fès - Maroc;
25eme Congrès
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Résumé
Introduction

L’épiphysiolyse de hanche correspond à un déplacement de l’épiphyse fémorale supérieure par rapport à la métaphyse. C’est une pathologie moins fréquente (Incidence = 10/100000 habitants), qui touche surtout les garçons obèses de 12 à 15 ans. L’étiologie traumatique est rare. Le pronostic dépend du diagnostic précoce de cette pathologie. Un diagnostic manqué ou retardé conduirait à la progression vers une épiphysiolyse sévère, et entrainerait une complication redoutable qui est la nécrose fémorale avasculaire. Nous rapportons le cas d’un adolescent victime d’un traumatisme occasionnant une épiphysiolyse de hanche dont le diagnostic a été manqué lors de la présentation initiale.

Observation

Un adolescent âgé de 17 ans, a été victime d’une chute en jouant avec ces amis, avec réception sur les fesses et le dos occasionnant une douleur de la hanche gauche d’horaire mécanique. Une radiographie du bassin a été réalisée et a été considérée comme normale. La symptomatologie s’est aggravée par la suite et la douleur est devenue permanente, rebelle aux traitements symptomatiques, avec impotence fonctionnelle partielle du membre inférieur gauche. Ce qui a motivé le patient à consulter 3 mois après le traumatisme pour prise en charge de ces symptômes. L’examen clinique a montré un patient apyrétique, un index de masse corporelle normale, une marche impossible sans aide, une attitude en rotation externe du membre inférieur gauche, une douleur à la mobilisation active et passive de la hanche gauche, avec une limitation de la flexion et des rotations externe et interne. Le reste de l’examen ostéo-articulaire et somatique était sans anomalies. Le bilan biologique n’a pas montré de syndrome inflammatoire (Vitesse de sédimentation = 3 mm, C-reactive protein = 9 mg/l, hémogramme normal). La radiographie du bassin a objectivé un glissement important de l’épiphyse fémorale supérieure gauche. L’IRM de la hanche gauche a montré le même aspect sans ostéopénie ni remodelage osseux. Un traitement médical à but antalgique a été instauré, avec décharge du membre, en attendant l’intervention chirurgicale.

Conclusion

Notre observation illustre le cas d’une épiphysiolyse de hanche post-traumatique chez un adolescent non obèse, dont le diagnostic a été manqué initialement. Ce qui a conduit à la progression vers une épiphysiolyse sévère exposant ainsi au risque d’ostéonécrose fémorale. Donc un diagnostic précoce de cette pathologie reste le meilleur facteur pronostique dans cette affection de l’adolescent.

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