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Lu.99 - Acétone, acétate et formate : de nouveaux biomarqueurs de la sclérodermie systémique identifiés par la métabolomique
IJ Namer (1); E Chatelus (1); JE Gottenberg (1); FM Moussalieh (1); J Sibilia (1); K Elbayed (1); A Theulin (1); A Meyer (1); RM Javier (1); JF Kleinmann (1); C Sordet (1); - (1) Strasbourg - France;
25eme Congrès
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Résumé
Introduction

La spectroscopie RMN permet depuis peu l'exploration du métabolome au cours des maladies inflammatoires. Cette nouvelle technique pourrait permettre d’identifier des nouveaux biomarqueurs et des nouvelles cibles thérapeutiques dans la sclérodermie systémique (SSc). Nous avons donc analysé les taux sériques de 40 métabolites chez des patients atteints de SSc et des témoins sains en utilisant la technique par spectroscopie RMN.

Patients et Méthodes

Un prélèvement sanguin a été réalisé chez 38 patients sclérodermiques (âge médian 62 ans (25-85) ; durée médiane de la maladie 8 ans (1-22) ; SSc cutanée limitée 62% ; SSc cutanée diffuse 38 % et chez 39 témoins sains. Après cryopréservation à -80°c, les échantillons ont été étudiés par spectroscopie RMN haute sensibilité avec rotation de l'échantillon à l'angle magique (HRMAS) avec un spectromètre Bruker Avance III. Les spectres RMN 1D obtenus (0.5 à 4,7 ppm) ont été acquis durant 15 minutes Les données ont été traitées par une analyse statistique de type analyse en composantes principales (ACP).

Résultats

L’analyse non supervisée des 40 métabolites a permis de distinguer les patients sclérodermiques des témoins sains (R2Y = 0.76 et Q2 = 0.67 (figure 1) ). Seuls trois métabolites avaient un taux significativement plus élevé chez les patients sclérodermiques et ont permis cette distinction : l’acétone, l’acétate et le formate (médiane 10.7 vs 8.1 µmol/l, p < 0.05 ; 21.8 vs 5.4 µmol/l ; p < 0.05 ; 28.6 vs 7.9 µmol/l, p < 0,05 respectivement). Il ne semble pas avoir, dans ces résultats préliminaires, de signature métabolomique associée aux caractéristiques cliniques et immunologiques.

Conclusion

Cette étude a permis d’identifier une signature métabolomique spécifique de la SSc permettant de distinguer les patients sclérodermiques des témoins sains. Ce nouveau type d'approche pourrait permettre de mieux comprendre la physiopathologie de la SSc, d’identifier des nouveaux biomarqueurs et des nouvelles cibles thérapeutiques.

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