Poster électronique

Lu.76 - Calcinoses tumorales urémiques : efficacité du thiosulfate de sodium chez 4 patients dialysés
S Malbos (1); P Urena (2); F Lioté (1); H Trout (1); T Bardin (1); HK Ea (1); - (1) Paris - France; (2) Saint-Ouen - France;
25eme Congrès
Poster
0
0 votes.
Vu 39 fois.
Résumé
Introduction

La calcinose tumorale (CT), maladie rare, est caractérisée par des dépôts péri-articulaires de cristaux d’apatite. Elle peut donner des complications locales (douleur et raideur articulaires, inflammation, fistulisation, infection, compression nerveuse) et plus rarement systémiques (fièvre récidivante, syndrome inflammatoire). Elle peut être sporadique, idiopathique, associée aux insuffisances rénales terminales ou familiale, associée ou non à une hyperphosphatémie. Les CT urémiques (CTU) de l’insuffisance rénale terminale (IRT) sont une complication rare et grave, avec une prévalence de 0,5 à 3%.Le traitement est difficile et le thiosulfate de sodium (TSS), employé depuis plus d’un siècle comme antidote à l’intoxication au cyanure semble prometteur.

Observation

Nous rapportons les cas de quatre CTU survenant chez des patients en dialyse et qui ont été efficacement traités par le TSS. Les quatre patients (3 caucasiens et une marocaine, 2 hommes et 2 femmes) étaient âgés de 46 à 70 ans. Les causes d’IRT étaient une néphronophtise (n = 1), une glomérulonéphrite membrano-proliférative (n = 1), une néphropathie diabétique (n = 1) et une microangiopathie thrombotique (n = 1). Les calcifications se sont développées après 3 à 28 ans de dialyse entrainant douleurs (n = 4) et raideur articulaire (n = 1). Elles concernaient les épaules (n = 3), les hanches (n = 2), les mains et les pieds (n = 1) et étaient en échec de chélateurs du phosphore (n = 4), inhibiteurs calciques (n = 2), anti-vitamine K (n = 1), colchicine (n = 1) et parathyroïdectomie subtotale (n = 1). Un traitement par TSS a été donné (n = 4) à la dose de 12,5 à 25g en intraveineuse après chaque dialyse pendant 14, 11 et 13 mois pour 3 patients et se poursuit après 9 mois chez le 4ème patient. Le traitement a été efficace (n = 4) avec disparition de la douleur n =  (4) et dissolution partielle (n = 2) ou totale (n = 2) des dépôts calciques. Peu d’effets secondaires ont été observés : variation de la pression artérielle (n = 1), nausées (n = 1) et vomissements (n = 1), aucun n’était sévère. Il n’a pas été observé de récidive après l’arrêt du traitement pendant 5,5, 1,5 et 12 ans de suivi. Deux des patients avaient une élévation du produit phospho-calcique secondaire à une hyperphosphatémie. Le traitement par TSS a entraîné une diminution de la phosphatémie (n = 2) et du produit phospho-calcique.

Discussion

Les CTU apparaissent en moyenne 5 ans après le début de la dialyse. Plusieurs mécanismes interviennent incluant l’hyperphosphatémie, l’ostéopathie adynamique et l’hyperparathyroïdie secondaire. Le traitement usuel est peu efficace et repose sur les chélateurs non calciques non aluminiques du phosphore, un meilleur contrôle de la dialyse et du niveau de parathormone. D’autres traitements (biphosphonate, inhibiteurs calciques, probenecid, cinacalcet, parathyroîdectomie, transplantation rénale) donnent des résultats inconstants. Le TSS a été utilisé dans quelques cas avec succès comme dans notre observation où l’efficacité est rapide et les effets secondaires mineurs. Le mécanisme d’action est peu clair et serait principalement dû à la solubilité 250 à 100000 fois plus élevée du calcium thiosulfate.

Conclusion

Notre observation renforce le rôle prometteur du TSS dans les CTU.

remonter
46
Le poster a été trop consulté dans un laps de temps très court.
Fermer
Recherche
Par mot-clé : cliquez ici…
Congrès

Référence / Texte libre

Auteur

Réalisé par CYIM