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Lu.30 - Sciatique cyclique de la femme jeune : pensez à l’endométriose
A Rouil (1); M Ferreyra (1); G Coiffier (1); D Rihouey (1); P Guggenbuhl (1); - (1) Rennes - France;
25eme Congrès
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Résumé
Introduction

Les radiculalgies liées à l’endométriose sont décrites depuis 1955. Néanmoins, il s’agit d’une entité relativement rare même si elle est régulièrement évoquée devant le caractère cataménial de radiculalgies chez la femme jeune. Nous décrivons le cas d’une patiente de 22 ans présentant une sciatique L5 secondaire à une endométriose pelvienne avec une revue de la littérature.

Observation

Une patiente de 22 ans, sans antécédents médicaux, est hospitalisée dans notre service pour une sciatique L5 gauche évoluant depuis 5 mois. Il s’agissait d’une sciatique d’horaire mécanique, sans lombalgie, d’aggravation progressive devenant permanente, sans cependant de signes neurologiques déficitaires. Il n’existait pas clairement d’exacerbation cataméniale de ces douleurs.
Le bilan d’imagerie rachidienne réalisé en ville (radiographies et tomodensitométrie) ne montrait pas d’étiologie à cette douleur.
Le traitement médical associant AINS oraux, antalgiques de classe 1 et 2, myorelaxants n’était pas efficace.
Dans l’unité, l’IRM pelvienne (séquences T1, T2, saturation de la graisse et injection de Gadolinium) montrait de volumineux kystes évocateurs d’endométriomes, avec un aspect d’hypersignal T1 intra-kystique correspondant aux spots hémorragiques, existence de niveau liquidien. En relecture était objectivée une lésion d’endométriose au niveau de l’espace recto-utérin venant comprimer le plexus sacré (figure). Après avis auprès des gynécologues et des neurologues, un traitement chirurgical décompressif associé à un analogue de la GnRH était entrepris. L’histologie confirmait l’endométriose. L’évolution était favorable.

Discussion

La radiculalgie secondaire à une compression pelvienne profonde sur endométriose reste une étiologie rare. Treize cas avec données histologiques sont décrits dans la littérature. L’âge moyen est jeune (36.9 ans, de 24 à 45), l’examen pivot est l’IRM pelvienne. Cet examen permet de caractériser le contenu kystique et le caractère récent (hypersignal T2) ou chronique (hyposignal T2 également appelé shading, présence de niveau liquidien en hyposignal) des saignements.
Sur le plan thérapeutique, divers algorithmes sont proposés sans qu’il existe de consensus. La décompression nerveuse et le blocage hormonal post-opératoire (analogue de la GnRH, GnRH, danazol) en sont les deux piliers, l’hystérectomie associée à une oophorectomie étant réservée aux patientes plus âgées et aux endométrioses chroniques invalidantes sans réponse au traitement de première ligne. L’évolution sur le plan douloureux est en général favorable (85% de bonne évolution dans la série sans que soit précisés les critères d’évaluation).

Conclusion

Les douleurs chroniques pelviennes associées à des irradiations aux membres inférieurs sont un motif fréquent de consultation en gynécologie et rhumatologie. Le rythme cataménial (bien qu’inconstant) de ces douleurs et l’absence de lombalgies associées doit faire rechercher une compression pelvienne profonde, idéalement par IRM. L’endométriose est une étiologie classique, notamment chez la femme jeune.

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