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Lu.89 - Efficacité et tolérance de la colchicine intraveineuse hebdomadaire pendant deux ans continus chez des patients atteints de fièvre méditerranéenne familiale (FMF) et résistants initialement à la colchicine orale
M Rozenbaum (1); L Kaly (1); D Rimar (1); G Slobodin (1); N Boulman (1); S Younis (1); N Jiris (1); I Rosner (1); - (1) Haifa - Israël;
25eme Congrès
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Résumé
Introduction

Introduction.-La colchicine constitue le traitement de fond de la FMF : elle prévient les poussées inflammatoires fébriles des séreuses et l'apparition de l'amylose secondaire. Cependant, 5 a 10% de ces patients demeurent résistants à ce traitement. L'objectif de cette étude est d'évaluer l'efficacité et la sécurité de la colchicine par voie intraveineuse comme traitement adjuvant hebdomadaire, chez les patients FMF résistants au traitement conventionne.

Patients et Méthodes

Patients et Méthodes.-Nous avons inclus dans cette étude rétrospective, entre 2007 et 2012, tous les patients FMF résistants à la colchicine orale admis dans notre service en hospitalisation de jour et nous les avons traités par des perfusions hebdomadaires de colchicine à la posologie de 1 mg. Nous avons comparé la survenue des poussées fébriles, le nombre de crises mensuelles ainsi que le taux de C-reactive protein (CRP) avant et après adjonction de ce traitement administré sur une période deux ans. Les effets secondaires ont également été consignés. Certains patients présentant une forme particulière de FMF associée à une spondylarthrite ont été traités par des anti-TNF-alpha en association avec la colchicine orale et parentérale.

Résultats

Résultats.- Notre étude a inclus 12 patients. Deux d'entre eux ont été exclus pour manque d'adhérence au protocole du traitement. A l’inclusion, l'âge moyen des patients était de 39 ans ; 36 % étaient des hommes et la dose moyenne de colchicine orale qu’ils recevaient était de 2 mg. On a constaté après l’adjonction de colchicine parentérale une diminution significative de 68 % des poussées de sérites fébriles (4 versus 1.3. P<0.008). La colchicine IV associée a la colchicine orale était généralement bien tolérée Une patiente à présentée une thrombose veineuse profonde d'un membre inferieur.
Un sous- groupe de 4 patients atteints de FMF associée une spondylarthrite ont reçu de la colchicine orale et parentérale, en association avec des anti-TNF-alpha. Tous ont dû par la suite arrêter le traitement par anti-TNF-alpha en raison d'effets secondaires d’intensité moyenne à sévère : aggravation des attaques de FMF, myosites, exacerbation de la recto-colite hémorragique ou sepsis.

Conclusion

Conclusions : Le traitement adjuvant par colchicine intraveineuse est controversé chez les patients FMF résistants au traitement conventionnel (La colchicine intraveineuse est une spécialité n’ayant pas en France d’autorisation de mise sur le marché). Les résultats que nous rapportons sur deux années de traitement sont en faveur d’une efficacité de la colchicine IV en perfusions hebdomadaires associée à la colchicine orale. Ce traitement peut constituer une option thérapeutique dans la FMF réfractaire. La tolérance est relativement bonne. Cette option pourrait être envisagée chez de jeunes patients sans comorbidités, suivis et traités dans un centre expérimenté dans le traitement de la colchicine IV.
En ce qui concerne le sous groupe de patients ayant également été traités par anti-TNF-alpha, une aggravation de la spondylarthropathie et de la FMF a été notée. Une interaction possible entre colchicine parentérale et traitement par anti-TNF alpha à l’origine de telles exacerbations, ne peut être exclue.

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