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Ma.122 - Traitement conservateur des ruptures partielles du LCA : étude prospective sur la cicatrisation dirigée du LCA chez des patients sélectionnés par des IRM en diffusion
C Delin (1); S Silvera (1); JY Vandensteene (1); P Javoy (1); P Thelen (1); P Djian (1); D Rousseau (1); C Radier (1); P Legmann (1); - (1) Paris - France;
25eme Congrès
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Résumé
Introduction

Evaluer les possibilités de cicatrisation par traitement conservateur des ruptures partielles du ligament croisé antérieur (LCA) sans déplacement des fibres ligamentaires.

Patients et Méthodes

L’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) en Diffusion a sélectionné 29 cas de ruptures récentes partielles du LCA (14 femmes, 15 hommes ; âge compris entre 18 ans et 59 ans, moyenne à 38,8 ans ; délai moyen entre le traumatisme et le diagnostic : 10,7 jours). Appliquées au LCA, les séquences IRM en Diffusion précisent la persistance de fibres ligamentaires continues au sein de l’œdème post-traumatique, celui-ci gênant leur visualisation sur les séquences IRM conventionnelles.
Pendant 6 semaines, ces genoux étaient immobilisés par une attelle avec flexion limitée entre 30° et 60° (appui conservé). Après 6 semaines, un contrôle clinique et IRM a vérifié la continuité ligamentaire. Une rééducation progressive du genou était alors commencée. Huit mois après le traumatisme initial, un examen clinique (IKDC objective), des radiographies avec TELOS et une IRM évaluaient l’état ligamentaire fonctionnel et anatomique. A un an, une évaluation fonctionnelle du LCA (IKDC subjective) était réalisée, cette évaluation étant renouvelée tous les ans.

Résultats

Après 1 an, 28 patients (soit 96,6%) ont présenté une cicatrisation complète du LCA avec une restitution anatomique complète sur les IRM à distance. 26 patients (soit 89.7%) présentent un examen clinique ligamentaire normal (IKDC objective ligamentaire : 17 stade A, 9 stade B) et deux patients présentent une laxité clinique résiduelle avec arrêt dur (stade C). Le TELOS moyen est évalué à 2.5 mm (de -1 à 8 mm) 8 mois après le traumatisme, l’IKDC subjectif pondéré moyen à 92,2 (de 67,9 à 100) avec un recul moyen de 1 an et 11 mois. Le seul échec a été traité par ligamentoplastie.

Discussion

Certains traitements conservateurs des ruptures partielles du LCA ont déjà été étudiés par d’autres équipes avec des résultats fonctionnels et cliniques très variables. Ces précédentes études ne disposaient pas de renseignements fiables sur la lésion ligamentaire initiale. Cette prise en charge thérapeutique qui fait suite à l’analyse précise du LCA permise par l’IRM en diffusion, permet d’obtenir un taux de cicatrisation élevé. Ces patients seront suivis sur plusieurs années pour apprécier l’évolution de ces ligaments cicatrisés.

Conclusion

L’application d’un traitement conservateur adapté à des ruptures partielles du LCA diagnostiquées par des IRM en Diffusion, permet d’obtenir un taux très élevé de reconstitution ligamentaire anatomique et fonctionnelle.

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